16 septembre 2008

Un galeriste, ça galère énormément, si, si…

N'y a-t-il que des escrocs chez les galeristes ?
J'entends déjà une rumeur gronder, chacun aura en tête un exemple d'escroquerie ou d'indélicatesse...
Depuis quelques temps j'ai beaucoup entendu à propos des galeristes qui font de la trésorerie sur le dos des artistes, qui soustraient des toiles que l'on retrouve dans les salles des ventes, qui, malgré l'interdiction de l'artiste, vendent des œuvres que l'artiste lui-même ne souhaite plus commercialiser ( pour des raisons personnelles légitimes et incontestables)....
Les exemples de mésaventures sont nombreux.


Mais, mais, parle t on jamais du tort que peut faire un artiste à un galeriste ?
Une galerie c'est fragile, c'est un investissement humain et financier, c'est aussi une prise de risques ( je ne parle pas des loueurs de cimaises), mais de ceux qui accueillent les œuvres des artistes, ceux qui ne demandent pas aux artistes d'ouvrir leur porte monnaie avant d'exposer, ceux qui mettent un carnet d'adresse, des locaux à la disposition de l'artiste...

En somme les vrais galeristes.

Voici donc la mésaventure qui m'est arrivée:
( suite in 1er commentaire)

6 septembre 2008

CHARLIE, DES SOUS !

Cet article du Monde (Le Monde du 6 septembre) est la réponse des gros méchants Rémy Aron et Pierre Souchaud à la supplique de M. Cornette de Saint-Cyr* réclamant plus de pognon encore de la part de l’état pour servir l’intérêt de quelques collectionneurs privés (les bons copains du M. Cornette, et lui-même).
De l’acharnement thérapeutique, en gros. L’État devrait apporter son soutien à un marché en crise, un peu comme l’état américain donne des coups de pouce à ses banques hautement spéculatives au bord de l’effondrement.

Cet article expose, en quelques phrases claires, la situation des artistes en France.
En gros, le pognon de l’état est censé servir à soutenir un « marché » défaillant. Que ce soit un commissaire-priseur, lui-même collectionneur - donc directement intéressé à ce marché - , qui avance ce genre de proposition ne saurait être qu’une coïncidence.
Bien évidemment, quelques grincheux s’offusquent des critiques de cette position, subodorant, incidemment bien sûr, qu’elles émanent de « peintres ratés » ; Rémy Aron, par exemple, serait assurément l’un d’eux.
Position difficile pour Rémy. En tant que président de la Maison des Artistes, il se doit de défendre les artistes de « la base ». Les bons et les très bons, et hélas, les mauvais, très mauvais. Cela invalide-t’il pour autant ses propos ?
Quand on représente un corps de métiers, on doit aussi assumer les mauvais ouvriers. À moins de faire une sélection.
Quoi ? Une sélection ?

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Serait-ce un hasard ? Le Monde présente M. Cornette comme le président du Palais de Tokyo, c’est plus chic que de préciser qu’il n’est à la base qu’un commissaire-priseur, c'est-à-dire un vendeur à l’encan, quoi.
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PrASINO.

 
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