10 juillet 2009

ESSAI DE TAXONOMIE

  Qu’est-ce qu’un artiste officiel ?

 

La tentation est grande de schématiser à l’extrême : nouvelles technologies et concepts pour l’artiste officiel ; peinture et sculpture   pour l’ artiste de la face cachée.

Sauf que certains  peintres sont des artistes officiels et certains  conceptuels créent en marge du système institutionnel. Donc, les  caractéristiques de son  œuvre ne sauraient définir l’artiste officiel.

Non, l’artiste officiel se définit par sa personnalité et  sa vision de l’art.

 

Partons de la fin : un artiste officiel est un artiste soutenu par  les réseaux des institutions culturelles françaises ( comme la DRAC, les FRAC, les centres d’art régionaux ou nationaux, les écoles d’art)  suivies et relayées servilement  par leur meute de galeries privées officielles ,  collectionneurs officiels, magazines culturels officiels ( Beaux-Arts Magazine et  ArtPress principalement).  

Pour être intégré, l’artiste doit tacitement plaider  allégeance à  la validité du Système actuel . Et d’abord ce premier point crucial : c’est l’artiste qui va vers l’institution et non l’institution qui va vers l’artiste. C’est donc  l’artiste qui doit présenter son travail en dossier,  décomposé dans des cases , accompagné d’ une panoplie de références historiques homologuées  par l’institutionnel. S’ils se rencontrent,  c’est à l’artiste de parler le langage de son interlocuteur , et non l’inverse . ( cf ma chronique précédente)

Le postulat sous-jacent s’énonce ainsi :  les institutions culturelles sont le noyau de l’art en France ;  les artistes gravitent autour comme des vassaux, grappillant ici et là quelques miettes jetées de temps à autres par les grands seigneurs   des institutions dans leur extrême magnanimité.

 

·        Première caractéristique de l’artiste officiel : il  accepte,  plus ou moins consciemment,  cette fonction de vassal auprès des Institutions. Qu’en est-il alors de sa fonction dans  la société ?

L’artiste officiel ne voit pas aussi loin : biberonné dans le microcosme de l’art officiel depuis son adolescence ( école d’art, réseaux, galeries…) , aveuglé par  l’éclat trompeur de la puissance fantasmagorique, il  tournoie  autour des Institutions comme un papillon de nuit affolé,   avant de s’y cramer les ailes au quatrième degré  - Au suivant !- 

La société n’est pas dans son champ de mire.

 

·              Secundo, l’artiste officiel adopte la vision institutionnelle de l’art. L’art,  chez les officiels, c’est du sérieux .  D’où relations formatées excluant toute spontanéité, costumes et allures de croque-morts, mines ternes , absence généralisée de légèreté, mais…-et là on voit poindre la troisième  grande caractéristique de l’artiste officiel -  humour accepté dans l’ œuvre s’il est accommodé à la sauce institutionnelle : l’Institutionnel est un hypertrophié du cerveau et un atrophié de tout le reste (  sensibilité, émotion, relation humaine, corps). Lentement mais sûrement, l’artiste officiel  va vers la facilité  : il  crée dans la direction la plus rapidement  comprise par ses interlocuteurs , d’où cette impression d’uniformisation vers le conceptuel.

 

 

·        Tercio, l’artiste officiel est soit dépressif soit schizophrène . 

L’intégration officielle, en effet,  est un long apprentissage,  pendant et après les écoles d’art, qui ne laisse pas l’étudiant/artiste indemne. Lors de mon cursus éclair   à l’école des Beaux-Arts de Nice, la Villa Arson, j’ai vu ce processus à l’œuvre dans sa rapidité hélas fulgurante . ( Au passage, la récente exposition temporaire de quatre femmes  au centre d’art de la Villa Arson ne doit pas éclipser cette statistique permanente:  3% de femmes dans le corps d’enseignement  de la Villa Arson. Mais que fait la police de la discrimination sexiste ?!)

Des jeunes sensibles sont conditionnés pour étouffer leur humanité et suivre les préceptes  inculqués par leurs professeurs, directeurs, toutes figures d’autorité ayant une influence considérable à cet âge-là . Concrètement, cela se traduit par un durcissement des relations entre les étudiants, une mise en concurrence permanente , la loi de la jungle érigée comme  modèle suprême , la destruction de l’empathie naturelle propre à tout être humain, la condescendance  vis-à-vis de la solidarité. C’est le  processus de déshumanisation concentrationnaire  décrit par Bruno Bettelheim dans « Survivre ».  Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce qu’un étudiant,  en    2004,  se soit suicidé   du haut du monument aux morts de Nice  , et que les étudiants les plus humainement sains partent régulièrement  en dépression.

 

Les plus intelligents deviennent schizophrènes. En effet, comment créer une œuvre drôle quand  on est interdit d’humour ? une  œuvre géniale, novatrice, excentrique lorsqu’on est asservi au format des cases de dossier ? Comment mettre en œuvre  des performances centrées sur   le corps quand  le corps est méprisé   ? ( une fois de plus, les apparences ne doivent pas tromper : la sexualité omniprésente dans ce milieu-là n’est jamais  l’expression d’une sensualité épanouie , mais  toujours un outil des rapports cyniques de domination).  Comment créer du sensible quand l’ environnement a annihilé toute sensibilité en l’individu  ?

Les artistes officiels médiocres, eux – la grande majorité - perdent définitivement leur humour, leur sensibilité, atrophient leur corps et leurs émotions et servent donc une soupe homologuée , ascétique, intellectuelle et  indifférenciée.

 

Les Institutionnels , à la duplicité proche de la schizophrénie,  se sentent-ils  ainsi moins seuls ? Eux qui se sont engagés dans l’institution culturelle française  par amour de l’art - accordons-leur tout de même ça-  et qui avalent inlassablement la même soupe incolore inodore sans saveur , mais sont ferrés  et bâillonnés par  le système .  Observez ! La schizophrénie est un thème récurent  dans le microcosme officiel.

 

Or, ne l’oublions jamais, la première caractéristique  d’un véritable artiste,  c’est la liberté  : liberté de consacrer sa vie à une activité fondée sur  l’esthétisme et non le productivisme,  liberté de penser à rebrousse-poil du conformisme social,  liberté de chercher, liberté d’errer, liberté d’expérimenter  et… liberté d’expression !

 

Sophie Taam

 

 

17 mars 2009

art et voyeurisme des Pompiers aux Postmodernes


essai de François Derivery

La condamnation des « Pompiers » et leur éviction de l’histoire de l’art au nom de la pertinence artistique est une affaire strictement franco-française.

Rien de comparable ne s’est produit ailleurs en Europe.

Dans cet essai l’analyse d’un tableau célèbre, pourtant retiré depuis longtemps des cimaises, permet de mettre en évidence un travail du signe, véritable sémiotisme avant la lettre, dans certaines peintures de la fin du 19ème siècle.

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Il s’agit de la « Lady Godiva » de Jules Lefebvre (1891) qui, autour d’une figure visible - une femme nue sur un cheval descendant une ruelle moyenâgeuse -, dispose plusieurs personnages invisibles parmi lesquels un Voyeur dont le regard pèse sur la réalité des protagonistes et interpelle le spectateur dans sa propre pulsion voyeuriste, autrement dit dans son incapacité à appréhender la peinture dans son projet spécifique et son épaisseur signifiante.

La stratégie de sens qui fait la modernité de cette œuvre, comme celle des « énervés de Jumièges » d’Evariste Luminais, oblige à distinguer deux phases dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’art pompier » : le Néoacadémisme et le Pompiérisme proprement dit qui, sous la pression d’une censure idéologique et marchande destructrice, en a été la dérive spéculaire pathologique.

L’aliénation du regard de l’artiste, enfermé dans une logique de refoulement du politique et du collectif, est également à l’origine de l’iconisme exhibitionniste et mondain d’une postmodernité artistique au service de l’ordre en place. Tournant le dos aux exigences de l’art moderne, cet art de marché reprend à son compte le message de soumission et de complaisance de l’art de la Belle époque.


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“ ART ET VOYEURISME DES POMPIERS AUX POSTMODERNES “
essai de François DERIVERY
160 pages de texte format 210 x 145
accompagné de nombreuses reproductions

E.C. Editions
1 rue de lʼAncien Presbytère 34230 CAMPAGNAN
( 16 €. expédition franco de port )

24 février 2009

La place des femmes dans les arts visuels contemporains : invisibilité de l’invisibilité

Sophie Faÿ , plasticienne, auteur du mémoire « La place des femmes dans les arts visuels contemporains : invisibilité de l’invisibilité ».

Un mémoire universitaire (D.I.U. Paris III/Paris VI) pour lequel Sophie obtiendra une mention “bien “en 2008.

En premier lieu, l’artiste nous propose un grand tour d’horizon actuel, chiffres à l’appui, de la présence des femmes dans le paysage culturel français.

Sophie nous transporte ensuite dans l’histoire sur « Les traces tangibles de la création au féminin », une recherche riche et pointue, à nouveau chiffres et références bibliographiques à l’appui.

Le constat général de ce mémoire réside dans ce décalage au présent :

Alors que 60% des élèves dans les écoles d’art sont des femmes, que 40% de femmes artistes sont affiliées à La Maison des Artistes, la création féminine en France a une visibilité variant de 10 à 25% selon les régions dans les expositions publiques ou privées.

Alors qu’au Moyen-âge, les termes “poétesses, peintresses, sculptrices, ymagières, enlumineresses” faisaient partie du langage courant, ce sera l’histoire future qui placera les femmes à l’écart de la création artistique jusqu’au XXème siècle.

A quelques exceptions près, nous n’avons ni modèles, ni maîtresses dans le passé, c’est une différence non négligeable entre le créateur et la créatrice actuels.

Ce mémoire ne comporte pas d’agressions féministes aigues, ni de rapports de force homme/femme, l’auteur a observé, écouté, cherché et nous parle « d’articulations des temps de vie personnels, familiaux, professionnels », « de l’image et l’affirmation de soi », « du niveau de satisfaction », elle porte ainsi un regard proche des réalités de vie des femmes artistes.

Sophie insiste : « La création est solitaire, mais la reconnaissance et la visibilité ne s’accomplissent pas sans lien social ».

Une étude très complète donc à l’usage des femmes et des hommes !!!

> ce mémoire (pdf, 1,06 Mo)

Lydie Van den Bussche

21 février 2009

MAPRA, INFORMATION PROFESSIONNELLE

 

mapra

ÉCOLE NATIONALE DES BEAUX-ARTS DE LYON
site Webbe et Courriel.

Maison Arts Plastiques Rhône-Alpes (MAPRA)
site Webbe et Courriel.

10 février 2009

DEHORS, les artistes !

La revue (artAbsolument) , dans sa livraison du 22 décembre 2008 (n°27 – hiver 2008), remet en avant le débat « l’état et l’art contemporain », débat que l’on retrouvera dans son intégralité ici :

www.artabsolument.com

Il ne s’agit pas d’en disputer ici, mais il sera intéressant de lire le texte de M. Marin Karmitz. Un texte assez long.
Un texte très « propre sur lui », très « esthète raffiné ». « Chic et choc », quoi.
En gros, il propose d’ignorer (moi, j’ai compris supprimer ?) tous les artistes, en n’en sauvegardant qu’une poignée, afin d’épurer le marché. Le sien et celui de quelques copains.

Il ne le dit pas comme ça, c’est un monsieur poli qui sait tourner ses phrases.

Par contre, les autres intervenants sur (artAbsolument) disent plein de choses sensées.

Mascareigne

2 février 2009

Picasso encore et toujours!

 

Par Françoise de Celigny
in “
maviedecriture...” du 2 février 2009

Le travail de journaliste et de critique d'art, s'il est passionnant, révèle parfois des surprises.
Cherchant à épanouir mon champ d'écriture, j'ai répondu à un mail du journal  PerformArts qui en ce moment connaît quelques difficultés financières (comme tant d'autres!) et publie en ligne en cherchant des collaborateurs bénévoles pour écrire sur l'actualité de l'art contemporain en attendant des jours meilleurs. Touchée par cette ténacité, j'ai donc envoyé ma candidature à cette démarche journalistique qui m'a semblé intéressante.
J'ai proposé ma participation pour des articles de fond sur des artistes contemporains divers, sur des visites d'ateliers, des comptes-rendus d'expositions ou des entretiens avec des personnalités du monde de la culture en générale.
Une approche personnelle donc que je désire avant tout diversifiée afin de témoigner de tout ce qui constitue la création actuelle.
Ces messieurs et dames de la rédaction de PerformArts sont donc allés consulter mes écrits ce qui est tout à fait logique et louable.
Ce qui par contre l'est beaucoup moins c'est la réponse que j'ai reçu suite à la visite de mon blog:

"J'ai feuilleté l'Univers des Arts que je ne connaissais pas.
Je lis avec effroi dans "Sur ma vie d'écriture" un article sur "Picasso et les maîtres" que Picasso n'est rien qu'un copieur
et sur Louise Bourgeois que c'est une malade...
Attention, notre ligne éditoriale me semble bien loin de cet univers là !
Nous nous situons résolument dans une perspective contemporaine, (plutôt du coté d'Art Press...)"

Christian Depardieu

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Je me permets donc de répondre à monsieur Christian Depardieu en toute lisibilité, afin de continuer à défendre une certaine idée de l'art et de la pratique de mon métier.

” Cher Monsieur,

Nous avons aujourd'hui la possibilité d'affirmer nos idées dans beaucoup de domaines grâce à la liberté d'expression et je suis surprise que vous soyez aussi radical, tout d'abord dans votre manière de lire, car je n'ai pas affirmé les sentences que vous me prêtez sans un minimum de réflexion et d'analyse, et d'autre part, j'espérais que tout en gardant une "ligne éditoriale", qu'un autre son de cloche sur l'icône Picasso pouvait vous apparaître se révéler salutaire.
Par ailleurs je ne vois pas pourquoi vous vous réservez l'exclusivité de vous situer dans "une perspective résolument contemporaine". Je suis de mon temps, passionnée par ce qui se passe dans le monde de l'art actuel et me considère, ainsi que les artistes dont je parle, aussi résolument contemporaine que vous.
Cette distinction dont vous vous faites le porte parole, entre un art qui serait "contemporain" et un autre qui ne le serait pas, me semble assez suspect ainsi que le fait d' occulter tout un pan de la créativité justement elle aussi contemporaine.
De mon coté , je respecte tout à fait vos opinions, même si elles divergent des miennes, et ne peux évidement  dans ce climat d'hostilité intellectuelle collaborer à votre aventure. Je constate à mon tour avec un certain effroi que les opinions sur l'art ne peuvent parfois malheureusement pas se confronter dans un climat de critique et d'enthousiasme constructif.
Bien à vous

Françoise de Céligny

NDLR : l’article qui donne des boutons à ce M. Depardieu se trouve, "in extenso”, sur le blog “maviedecriture...

31 janvier 2009

“Financial Art”



reprise d’un texte de Aude de Kerros in
”Liberté Politque.com”

le XXe siècle s’achève avec la Très-Grande-Crise

Le Financial Art, création d'avant-garde de la “com” née du concept d'“Art contemporain”, ce produit dérivé savamment élaboré en réseau, est en train de connaître le même destin que les autres produits dus à la créativité financière de New York, Shanghai et Londres.

La Première Guerre mondiale avait mis fin au XIXe siècle. Le XXe siècle se termine avec la “Très-Grande-Crise”, ce krach financier qui affecte toute la planète. Une époque s'achève, y compris dans l'art...

Signes des temps : morbidité et visions sans espoir

En France on a vu la même année, dans les lieux de prestige et de pouvoir, apparaître des icônes funèbres de la grande catastrophe humaine, intellectuelle et artistique : un squelette à Versailles de quinze mètres de long dans la cour d'honneur ; une accumulation de pierre tombales signée Yann Fabre au Louvre ; deux stèles funéraires de Richard Serra au Grand Palais, des ornements en plastique de Jeff Koons dans la Galerie des Glaces à Versailles. Tandis qu'à Londres, la dernière cote astronomique d’avant l’apocalypse financière se faisait sur un veau plongé dans du formol.

Pour ne pas être en reste, le centre culturel catholique des Bernardins affichait trois visions hantées par la mort : les traces d'une bibliothèque incendiée, un labyrinthe de cristal brisé évoquant la nuit du même nom, et un cimetière de cloches fêlées montrant du doigt les fautes passées de l'Église et sa ruine présente.

Remarquons au passage l’hypocrisie d’une société qui étale le spectacle d’une violence sans espoir dans les hauts lieux de la culture mais interdit, comme c’est le cas en ce moment à Gaza et ailleurs, aux journalistes d’accéder aux champs de bataille avec leurs caméras et appareils de photo. L’AC [1] ne serait-il pas un une entreprise de camouflage de la violence contemporaine en la réduisant à l’état d’œuvre « d’art » ou plus exactement de « concept »?

La cote s’effondre, la critique se libère

Dans ce climat d’apocalypse, vingt ans après la chute du mur de Berlin,
survient l’effondrement d’une autre utopie du XXe siècle, celle de Marcel Duchamp : la déclaration verbale crée l’œuvre et sa valeur tout comme le nominalisme appliqué aux finances crée la monnaie, le regardeur fasciné légitime ces pratiques.

Communication et travail en réseau ont remplacé l’archaïque création de chefs d’œuvres et le fonctionnement de la planche à billets. Produits dérivés et cotes de l’AC ont été fabriqués avec les mêmes méthodes, les mêmes réseaux et les mêmes protagonistes.

Leur effondrement simultané, libère les regardeurs de leur fascination. Le réel apparaît, la parole se libère. Les doutes refoulés refont surface. La sensibilité, l’esprit critique, le bon sens honni reprend ses droits. C'est ainsi que l'on voit un peu mieux une critique de ce système, occultée jusque là, elle a l’avantage de répondre aux questions que l’on se pose. L’Internet comble le grand vide critique des médias dominants. Les blogs commentent aujourd’hui l’actualité des marchés financiers et de l’AC, chaque article qui paraît dans les grands médias est passé par eux au crible et démystifié : « Débat art contemporain » (debat-art-contemporain.blogspot.com), « Face à l'Art » (face-art-paris.org), « D0010 » (d0010.org), « MDA 2008 » (mda2008.blogspot.com), « La Peau de l'Ours » (lapeaudelours.free.fr), « Chroniques Culturelles », « Tribune de l'Art » (latribunedelart.com), « Arts contemporains dissidents » (artsdissidents.org), etc. font le travail de décryptage que tout le monde attend. Sous la pression de cette réalité qui apparaît malgré tout, les grands médias sont obligés d’accepter quelques propos non conformistes dans leurs colonnes.

Les théoriciens imperturbables continuent leurs discours

Pourtant, dans les colloques universitaires sur “l'art contemporain” de cet automne à Paris, on a disserté de « l'Art et l'Argent », « Ethique et Esthétique » « L'essai d'art », « Art et Mécénat » [2] . Les maîtres théoriciens de l’AC ignorants sans doute l’ébranlement de la « Très Grande Crise » nous ont servi la dernière collection de prêt-à-penser comme si rien ne s'était produit.

On assista au défilé annuel des concepts ultra “créatifs” pour rendre l'AC plus « arty » et plus « glamour ». On a vu apparaître un abîme entre auditoire et « créateurs de concepts ». Aucun de ces derniers n'avait songé à faire un rapport entre ces sujets vus par eux comme des « concepts » et la réalité. Les questions, le moment du débat venu, pleuvaient. Qu'est-ce qui fait la valeur de l'AC ? Quels sont les critères ? Et vous, théoriciens à quoi jouez vous ? Où est la critique de ce qui se passe ? Qui a prévu ? Qui est responsable de quoi ? N'avaient-ils pas toujours professé que l'AC avait pour fonction de questionner, de déstabiliser, de rompre les stériles certitudes ?

...Pour la première fois, après chaque question, on entendit un silence de mort : les maîtres étaient sans voix ! Le pouvoir de déclarer la réalité sans contestation possible leur a échappé soudainement. Ils ne savaient pas encore qu'ils appartiennent au siècle passé.

Toujours l'amour est neuf

L’art comme produit financier dérivé fut l'art officiel de la fin du siècle dernier.

Il connaît aujourd’hui un krach financier. Le chaos et le désordre engendré permettent au débat sur l’art, souterrain depuis trois décennies, d’apparaître. La création dans toute sa diversité redeviendra visible tôt ou tard.

Comme tous les matins, l'esprit libre, entrons dans l’atelier et mettons nous à l'œuvre qui attend son accomplissement. Les diverses idéologies totalitaires du siècle passé ont cessé de nous aliéner.

*Aude de Kerros est peintre graveur, auteur de L’Art caché- Les dissidents de l'Art Contemporain (Eyrolles, 2008).

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[1] AC : Acronyme de Art Contemporain, employé par Christine Sourgins dans Les Mirages de l'art contemporain (La Table ronde), qui permet de ne pas le confondre avec tout l'art d'aujourd'hui et met en relief son idéologie.

[2] « L'art et l'Argent », séminaire organisé à l'IEP par Laurence Bertrand-Dorléac le 9 octobre 2008 - « Art et Mécénat » à l'Assemblée Nationale le 13 novembre 2008– « L'Essai sur l'Art » à I'IEHA le 28 et 29 novembre 2008 – « Ethique et Esthétique » à la TGB et à l'IEHA le 12 et 13 décembre 2008.

"FINANCIAL ART" sur le site de Liberté Politique.

15 janvier 2009

DE MALRAUX À STALINE, MÊME COMBAT ! ( Candide )

nb : à la demande de “Candide”( cf. son commentaire du 1er février), nous apportons une correction à son billet.
Tiens, on a eu droit, de la part de M. le Président de la République à un discours des plus politiciens à Nîmes (les vœux au monde culturel, pas moins).

Capo-Nabo en pleine forme, faisant du théâtre comme un vrai… cabot.
Sous prétexte de causer des arts. Chouette !

D’aucuns applaudissent, mais oui, du moment qu’on cause des artistes, d’eux, quoi, sont aux anges ceux qui se targuent d’être des artisses.

M’enfin que nous a t’il promis, le nouveau Kapo, pardon, "capo dei tutti capi" artistique ?
Kapo capo dei tutti capi, je dis bien, car notre petit Caporal néo-malrubien mâtiné stalinien nous promet de créer un « Conseil Pour La Création Artistique ». Présidé par Lui-même en Personne. Rien que ça ! L’a pas peur des mouches, M. Matamore.
Pour pas fâcher, il s’associe la chère Christine, une copine qu’il dit, et…un certain Marin Karmitz.

Notons, par ailleurs, que le Ministère va se prendre un coup de balai derrière les oreilles, je vous dit pas ! ça rigole pas, rue de Valois. C’est un peu la panique. Qui va être petit chef de tel autre petit chef ?
On serre bien fort les fesses dans son futal Kenzo ou sa robette Manoukian.

CANDIDE

"l'intégrale" sur http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/index.htm , et même qu'y a une vidéo !

Modestes décryptages dans les commentaires suivants, mais ne vous gênez pour apporter vos pierres.

Lapidation à toute heure.

5 janvier 2009

2009, c’est tout neuf

Qu’on se le dise, 2009 sera l’année de la révolution lumineuse où tout s’allume.

Qu’on se le dise, 2009 sera l’année de la révolution lumineuse où tout s’allume.

Aucun être humain ne sera plus jamais esclave !

Aucun être humain ne prendra plus quelqu’un d’autre en otage

Le travail sera respecté pour permettre à chacun d’être maître de son destin.

Le mensonge, la prévarication, la vénalité et la fatuité autodétruiront immédiatement leur pratiquant pour laisser aux enfants un espace libre de toutes promesses non tenues.

Tous les cadeaux quitteront définitivement les commerces et seront remplacés par des gratuités, des éclats de rire, des galipettes et des peintures qui ne pourront ni être approchées, ni possédés, ni simplement vus par la vulgarité.

La liberté, la beauté et le plaisir seront plus légers que tout commentaire et choisiront exclusivement celle et ceux qui sont heureux de vivre sans grimages.

Toute copie, toute ressemblance, toute allégeance, toute soumission s’exclura de fait de cette année merveilleuse sans prière ni clercs.

Qu’on se le dise, 2009 sera l’année du grand nettoyage et de la respiration

Aucun être humain ne sera plus jamais esclave, ni sujet de l’idée de l’autre!

L’heure est à la lumière, l’art et l’espoir pour détruire définitivement ce vieux monde de l’obscurantisme, des frustrations, de la misère et du pouvoir.

Qu’on se le dise, 2009 sera l’an 01 de l’être non sujet et de la liberté !

Xana

9 décembre 2008

Colloque International

Colloque International 12 et 13 décembre 2008
Vendredi 12 décembre : BNF, auditorium, site Mauriac
Samedi 13 décembre : INHA, auditorium
Concept et co-organisation
Mario Costa, Professeur de l'Université de Salerne
Fred Forest, Professeur émérite de l'Université de Nice

Ouverture du colloque par Edgar Morin

Pour la première fois à Paris un colloque international avec une réflexion ouverte sur la question de l'éthique et de l'esthétique dans le système de l'art contemporain comme dans l'utilisation des nouvelles technologies.
Le colloque ArtmediaX rassemble philosophes, chercheurs et artistes.Le programme, les résumes des différentes interventions, les biographies de leurs auteurs sur le site de l'Olats (lien ci-après)


http://www.olats.org/projetpart/artmedia/2008/mono_index.php

Entrée libre sous réserve des places disponibles.

3 décembre 2008

Art contemporain, le triomphe des cyniques

Jeff Koons trône au château de Versailles et en permanence, à l'entrée de la Fondation Guggenheim de Bilbao comme au Palazzo Grazzi à Venise. Damien Hirst lui tient compagnie dans ce même palais à Venise et partout. Jan Fabre triomphe au Musée du Louvre, éléphant suspendu dans les galeries de Fontainebleau, voiture de course en marbre dans les jardins du même château. La grosse langue autrefois transgressive des Rolling Stones est tracée dans les jardins du château de Chambord...
Les châteaux et les palais seraient-ils pris d'assaut par des oeuvres plébéiennes ? Certains discours voudraient faire croire qu'il s'agirait de cela, de confronter un art vivant à des galeries poussiéreuses et endormies, des institutions conservatrices et des grandeurs passées, que les réactionnaires seraient du côté des outragés, des frileux et grincheux, soucieux de préserver la noblesse de lieux de prestige.

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ces lignes sont la reprise du texte paru le 26 novembre 2008 in "LE MONDE ", rubrique "Point de vue " (site Internet du Monde) sous le titre:
Art contemporain, le triomphe des cyniques, par Olivier Jullien,
agrégé, plasticien et conférencier en histoire de l'art (à Normale Sup-Prépa HEC).
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Homard, lapin, en forme de ballons gonflables réalisés en aluminium, toutou gigantesque garni de fleurs, comme un mauvais rond-point de triste carrefour pour Jeff Koons. Crâne gigantesque en seaux à champagne accumulés devant le Palazzo Grazzi, moulage d'un crâne humain incrusté de diamants d'une valeur de 74 millions d'euros, l'oeuvre est la copie en platine d'un crâne du XVIIIe siècle parsemé de 8 601 diamants, dont l'origine a été vérifiée pour s'assurer qu'ils ne proviennent pas d'un marché de contrebande (on a la morale qu'on peut !).

Agneau recouvert d'or, citation pesante des primitifs flamands ; centaines de milliers de scarabées, urines, couteaux et sang pour Fabre le bon à tout ; la provocation rusée garantie et la transgression spectaculaire et outrée comme système, inaugurée par la reine de Belgique ! Si Fabre est ébouriffant et même parfois pertinent et drôle, quel est réellement le propos de l'installer princièrement au Louvre ? Comment penser raisonnablement qu'un artiste soit en mesure de dialoguer avec des siècles d'histoire et de pensée comme de pratiques complexes ?
...

suite du texte (document pdf) en cliquant ici.
ou l'article original sur le site du Monde, (avant possible disparition pour "insanité" non consensuelle).

22 novembre 2008

STADE DUBAÏ

LE STADE DUBAÏ DE L’ART CONTEMPORAIN

par François DERIVERY et Claude Rédélé

La presse s’étend avec complaisance sur les prix atteints par l’art contemporain, mais elle est curieusement muette sur les relations, manifestement de plus en plus étroites, entre le marché de l’art et le marché financier. Le rôle très particulier de l’art contemporain en tant que produit de placement et de spéculation international fait l’objet d’un déni pudique.
En fait, pour la presse libérale, qui n’oublie jamais sa mission idéologique de conditionner le public, les prix atteints par l’art contemporain constituent moins un argument à charge qu’à décharge. Ces prix ne démontreraient en fin de compte que l’excellence de cet art et, paradoxalement — revanche de l’Art sur l’argent — sont appelés à renforcer le mythe d’une Création libre et désintéressée. Croyance qu’il est du reste vital d’entretenir dans une société bouchée, soumise au pragmatisme impitoyable du monde des affaires.
En apprenant qu’une œuvre de Jeff Koons s’est vendue 21 millions de dollars (« Hanging Heart ») la plupart des gens ne peuvent pas imaginer qu’une somme aussi énorme à leurs yeux en réalité ne représente rien — aucune substance artistique. Il en résulte que ces 21 millions de dollars, au lieu de casser la confiance, l’alimentent. Les gens trouvent certes la somme démesurée mais, précisément à cause de cela, ils sont tentés malgré tout de croire en la valeur artistique de l’objet concerné.
En réalité, l’évolution même des formes de l’art contemporain est liée à celle de sa fonction économique dans la société de marché. Et « l’Art » n’apparaît plus guère aujourd’hui que comme la justification idéologique et morale d’un nouveau type de produit financier.

... suite en suivant ce lien : STADE DUBAÏ ( document "PDF" )

21 octobre 2008

Désobéissance, un texte de Pol Brengel, Plasticien - Eclairagiste

« Comment demander aux yeux du corps où à ceux de l'esprit, de voir plus qu'ils ne voient ? L'attention peut préciser, éclairer, intensifier : elle ne fait pas surgir, dans le champ de la perception, ce qui ne s'y trouvait pas d'abord. Voilà l'objection. Elle est réfutée, croyons nous par l'expérience.

Il y a en effet, depuis des siècles, des hommes dont la fonction est justement de voir et de nous faire voir ce que nous ne percevons pas naturellement. Ce sont les artistes. »

H. Bergson " La perception du changement "


J’ aimerai rebondir plus particulièrement sur la place de la culture et de l’artiste face à la crise politique actuelle. L’Etat ou plus exactement ce gouvernement se désengageant lentement mais sûrement, fuyant ses responsabilités sociales, morales et intellectuelles et laissant aux collectivités territoriales le soin de distribuer les rares et maigres subventions culturelles. Face à une crise sans précédent, il va bien falloir trouver des stratégies et de solutions nouvelles afin de résister « aux impératifs de l’économie de marché » comme le dit Bernard Stiegler.

Il nous faut défendre la liberté de création, et avant tout contre l’indifférence du pouvoir.

Je pense qu’on assiste à l’heure actuelle à une sorte de déperdition du rêve, de la capacité d’envisager le futur, d’imaginer, de souhaiter, d’aimer l’idée de changement et de différence. On n’est même plus dans un moment d’uniformisation ; il y a quelque chose d’éteint dans la société française aujourd’hui. Ce qui est le plus lourd à remuer, c’est cette espèce de chape, cette pensée obligatoire dans la société en général. C’est l’Art lui-même qui est menacé aujourd’hui : sa place dans la société, la reconnaissance de là vie intellectuelle, la recherche sont remis en question. Les pouvoirs publics ont relégués au second plan leur mission de service public pour jouer finalement le rôle de sponsors ou de mécènes. Les médias se sont engouffrés dans ce mouvement, car leur pouvoir s’en trouve décuplé. Se profile alors un monde de créateur sans œuvres , d’artistes habiles à confectionner des évènements - Damien Hirst, Jeff Koons et d’autres – Des évènements reconnus pour leur immédiateté mais dépourvus de mémoire.

Nous vivons dans une société de plus en plus technocratique. Nous finissons par nous y adapter plus ou moins consciemment et par entrer dans un nouveau conservatisme qui ne tolère la » modernité » que dans son expression technologique. Cette prétendue « modernité » cache mal l’idéologie marchande actuelle. La notion de « service public » est battue en brèche, aussi bien par le refus de toute responsabilité à l’égard du rôle social de l’art que par la complaisance des institutions culturelles. Le service public n’est-il pas la meilleure garantie de liberté, en dépit de ses défaillances ? Ultra médiatisée jusqu’à saturation, l’époque inquiète. Pourquoi y - a - t - il des artistes dont on parle et ceux dont on ne parle jamais ? On se doute bien que ce n’est pas une simple question de talent. Les nouveaux médias et même les autres sont non seulement superficiels et irresponsables mais abusifs. Qui adore le lundi rejette le samedi. Pire : l’immobilisme ou l’orthodoxie des grands groupes de presse menacent les artistes qui démarrent. Sans cette reconnaissance, pas de survie.

Pourtant, l’artiste est un citoyen comme les autres, « responsable » des moyens qui lui sont donnés et de la portée sociale de son travail.

Que faire, quoi faire ? Face à ce monde éteint, qui nous empêchent d’imaginer autrement, il faut de la désobéissance, valoriser la rébellion dans notre système, même si c’est difficile à porter néanmoins. Nous sommes pris dans une sorte d’obéissance masochiste : refusons, résistons, bousculons. De l’insolence, réagissons, j’ai le sentiment que nous nous enfermons nous même. Retrouvons la force, l’envergure, la capacité d’énergie, de travail, la volonté… Nous devons nous faire notre espace, notre liberté. Nous pouvons parfois changer un instant la tête des gens autour de nous ; j’aimerai que les autres soient plus libres dans leur pensée, plus créatifs, plus imaginatifs. Il faut restaurer la fonction de l’artiste, le désir, refuser ce monde cynique, retrouver une certaine naïveté. La société nous désigne pour faire ce travail : essayons de le faire.

Pol Brengel, Plasticien - Eclairagiste

Sources : Bernard Stiegler, philosophe (in « Réenchanter le monde - La valeur esprit contre le populisme industriel »);
Karine Saporta, Daniel Larrieu,chorégraphes;
Gilles Costaz, critique dramatique;
Paul Puaux, directeur du festival d’Avignon (1971-1979);
Michel Simonot, sociologue.


16 septembre 2008

Un galeriste, ça galère énormément, si, si…

N'y a-t-il que des escrocs chez les galeristes ?
J'entends déjà une rumeur gronder, chacun aura en tête un exemple d'escroquerie ou d'indélicatesse...
Depuis quelques temps j'ai beaucoup entendu à propos des galeristes qui font de la trésorerie sur le dos des artistes, qui soustraient des toiles que l'on retrouve dans les salles des ventes, qui, malgré l'interdiction de l'artiste, vendent des œuvres que l'artiste lui-même ne souhaite plus commercialiser ( pour des raisons personnelles légitimes et incontestables)....
Les exemples de mésaventures sont nombreux.


Mais, mais, parle t on jamais du tort que peut faire un artiste à un galeriste ?
Une galerie c'est fragile, c'est un investissement humain et financier, c'est aussi une prise de risques ( je ne parle pas des loueurs de cimaises), mais de ceux qui accueillent les œuvres des artistes, ceux qui ne demandent pas aux artistes d'ouvrir leur porte monnaie avant d'exposer, ceux qui mettent un carnet d'adresse, des locaux à la disposition de l'artiste...

En somme les vrais galeristes.

Voici donc la mésaventure qui m'est arrivée:
( suite in 1er commentaire)

6 septembre 2008

CHARLIE, DES SOUS !

Cet article du Monde (Le Monde du 6 septembre) est la réponse des gros méchants Rémy Aron et Pierre Souchaud à la supplique de M. Cornette de Saint-Cyr* réclamant plus de pognon encore de la part de l’état pour servir l’intérêt de quelques collectionneurs privés (les bons copains du M. Cornette, et lui-même).
De l’acharnement thérapeutique, en gros. L’État devrait apporter son soutien à un marché en crise, un peu comme l’état américain donne des coups de pouce à ses banques hautement spéculatives au bord de l’effondrement.

Cet article expose, en quelques phrases claires, la situation des artistes en France.
En gros, le pognon de l’état est censé servir à soutenir un « marché » défaillant. Que ce soit un commissaire-priseur, lui-même collectionneur - donc directement intéressé à ce marché - , qui avance ce genre de proposition ne saurait être qu’une coïncidence.
Bien évidemment, quelques grincheux s’offusquent des critiques de cette position, subodorant, incidemment bien sûr, qu’elles émanent de « peintres ratés » ; Rémy Aron, par exemple, serait assurément l’un d’eux.
Position difficile pour Rémy. En tant que président de la Maison des Artistes, il se doit de défendre les artistes de « la base ». Les bons et les très bons, et hélas, les mauvais, très mauvais. Cela invalide-t’il pour autant ses propos ?
Quand on représente un corps de métiers, on doit aussi assumer les mauvais ouvriers. À moins de faire une sélection.
Quoi ? Une sélection ?

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*
Serait-ce un hasard ? Le Monde présente M. Cornette comme le président du Palais de Tokyo, c’est plus chic que de préciser qu’il n’est à la base qu’un commissaire-priseur, c'est-à-dire un vendeur à l’encan, quoi.
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PrASINO.

12 août 2008

L’art n’a jamais été aussi contemporain qu’aujourd’hui

Recevez sans frais l’ouvrage et participez à sa diffusion gratuite :

« L’art n’a jamais été aussi contemporain qu’aujourd’hui ».
Recueil de 55 textes de réflexion parus dans Artension – 400 pages.Un ouvrage de référence indispensable, que vous pouvez mettre en page vous-mêmes, imprimer, relier, conserver pour vous. Vous pouvez aussi l’envoyer par mail à vos amis et à toutes les personnes dont sa lecture vous semblera bénéfique, et contribuer ainsi à sa large et libre diffusion.Il vous suffit pour cela de le demander simplement par mail à artension@wanadoo.fr qui vous enverra le fichier word 1,5 Mo.

6 août 2008

C koi donc un artiste officiel, P'PA ?

BUREN ENTRE CYNISME ET RIDICULE

"C koi donc un artiste officiel, P'PA ?"

Un nouveau coup de gueule de Fred FOREST à lire à l'adresse suivante:

"WEB NET MUSEUM"

6 juillet 2008

Vive la libre pensée

« Il y a certainement mille manières de regarder l'art contemporain , l'apprécier ou y être indifférent. Voulez vous le laisser dans les seules mains des zélateurs de la notoriété fictive liés a un hypothétique marché ?

Bien sûr, le scandale, la couleur de la moquette, les petits fours sont souvent les ingrédients d'une soupe politiquement correcte pour réunir les sujets du panurgisme "assis".

L'uniformité contemporaine est grise à mourir. Nos philosophes, nos penseurs ne se priveraient en rien des porte-voix des médias. Ceux la même qui se nourrissent de la publicité des marchandises qui asservissent et détruisent la planète aux noms d'intérêts supérieurs.

Vive la libre pensée.

Ne gardez pas l'ombre d'un doute !
Une peinture est l'expression de celui qui a quelque chose à dire. Quelle soit figurative ou non qu’importe ! Qu’elle ne ressemble à aucune autre, tant mieux ! Qu'il n'y ait pas de marchand autour, super, voilà une marchandise en moins.

Une peinture originale est un morceau d'humanité qui a une âme, une peau, un souffle. Pour vivre elle a besoin de votre regard et de votre compassion.

Mon point de vue est la nécessité de remettre les pratiques plasticiennes au centre des activités humaines et sociales afin que notre art puisse se développer hors du seul marché. Évidemment l'un ne doit pas empêcher l'autre. »

Jacky Bourreau, dit Xana (artiste peintre)

A découvrir: World Word Paint Art Screen: http://www.wwpas.org/

26 juin 2008

Faut-il tuer les artistes ?

Faut-il tuer les artistes pour sauver le marché de l’art ?




En France, le marché de l’art subit un déclin lent mais régulier, constate Christine Albanel, ministre de la Culture. La preuve? Notre pays se serait fait souffler la troisième place dans ce domaine par la Chine. Londres et New-York, mais aussi Genève, profitent de leur statut fiscal pour tailler des croupières à l’une des plus anciennes capitales de la création artistique: Paris.
Dès lors, la ministre propose de prendre modèle sur ses concurrents en donnant à la France créatrice un courant d’air libéral. Elle décrit sa stratégie dans son «Plan de renouveau du marché de l’art», librement inspiré par le rapport de Martin Bethenod, commissaire général de la Foire Internationale d’Art Contemporain.

Or, de nombreux artistes vivant en France accusent le plan ministériel d’être le remède qui tue le patient! Sous couleurs de libéralisme, c’est la création d’aujourd’hui qui risque de ne pas se relever de ses effets pervers.

Alors, ce plan est-il la dernière chance pour sauver le marché de l’art ou le meilleur moyen pour étouffer ces créateurs qui, depuis des siècles, ont défendu la place de la France dans le monde ?

Venez en débattre lors de la
Table Ronde
le mardi 1er juillet à 20h 30 (entrée libre)

organisée par « La Peau de l’Ours » (
http://lapeaudelours.free.fr)
à la Mairie du XIIIe arrondissement.
Salle des mariages, 1 Place d’Italie, Paris 13ème.


Modérateur : Jean-Noël Cuénod écrivain et journaliste
Sous la présidence d’honneur de Monsieur Jérôme Coumet, Maire du 13ème

Communications de : (sous réserve de confirmation)

  • Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication ou son représentant.
  • M. Rémy Aron, Président de l’association La Maison des Artistes : les mesures de défiscalisation des achats d’œuvre d’artistes vivants en France, le point de vue des artistes.
  • Mme Marie Anne Ferry-Fall, directrice juridique de l’ADAGP : les droits d’auteurs menacés ?
  • Comité Professionnel des Galeries d’Art : ce qu’en pensent les galeristes, lecture d’une communication écrite …
  • Un(e) représentant(e) de la Culture à la Ville de Paris.


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N.B : La revue Artension publiera un compte rendu de la table ronde dans son numéro 43 (septembre octobre)

19 juin 2008

Le premier jour de l'été est aussi la fête de l'art

kerros

Sourgins


Le premier jour de l'été est aussi la fête de l'art

Aude de Kerros et Christine Sourgins seront les invitées de Laurent Danchin à l'auditorium de la Halle Saint Pierre le samedi 21 juin 2008, à 15h, autour de leur livres :
L'art caché - Les dissidents de l'art contemporain de Aude de Kerros, Paris, Eyrolles, 2006, réed. février 2008,
Les Mirages de l'art contemporain de Christine Sourgins, Paris, la Table ronde, 2005.
L'entretien avec les deux auteurs sera suivi d'un débat avec le public.


Cette rencontre, comme celles qui la suivront, visent à compléter celle du 22 mars dernier.
Les auteurs souhaitent approfondir une réflexion et une connaissance de ce qui se passe en France aujourd'hui dans le milieu de l'art. Elle a pour but aussi de permettre aux auteurs, artistes et amateurs d'aborder ces sujet entre eux et de se connaître.
Le 21 juin, les livres de Christine Sourgins et d'Aude de Kerros, qui évoquent bien des aspects de la situation actuelle dans le domaine de l'art, donneront à Laurent Danchin l'occasion d'aborder les sujets sur lesquels tout le monde s'interroge et d'initier un échange avec les participants.

Les discussions peuvent se prolonger plus tard dans l'après midi hors les murs de la Halle Saint Pierre.

L'entrée est gratuite. réservation conseillée.

Halle St Pierre, 2 rue Ronsard, Paris 18°,
M° Anvers. Tél (pour réservation) : 01 42 58 72 89

16 juin 2008

FORUM LIBÉRATION « VIVE LA CULTURE ! »

"Solidarité Maison des Artistes" était présent au forum de Libération sur la culture, ce week-end à Nanterre.
Les membres du SMDA se sont fait entendre à propos du rejet du projet de loi sur la défiscalisation sur les achats d'oeuvres d'artistes vivants.

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Une administration encore récalcitrante face aux enjeux du marché de l’art
Comment favoriser la création ?

Intervenants :
- Pierre Cornette de Saint Cyr, commissaire-priseur et président du palais de Tokyo.
- Éric Landau, galeriste.

Modérateur : Jean Louis Martinelli

La question est majeure et intéresse le devenir de la France au moins autant que l’avenir de l’équipe de football : comment favoriser la création ?

Dés son arrivée, M. Cornette s’exclame : « Je déteste le foot, je suis ravi que les amateurs de foot, la seule activité culturelle reconnue comme nationale, ne soient pas là».
A peine le débat commencé, il donne le ton : « Il est urgent de changer les choses, les politiques doivent arrêter de préserver et entreprendre, c’est une question de survie de la machine culturelle. »
Trois enjeux se dessinent rapidement; d’une part le statut de l’artiste dans la société française, d’autre part son rayonnement à travers le monde, puis enfin sa rémunération comme condition de survie.
Selon M. Cornette, nous sommes dans une ère internationale et l’art ne fait pas exception, il faut donc exposer à l’étranger.
« Cela suffit, l’hypocrisie a assez duré, il n’est plus question de tenir pour acquis l’idée nationale qu’un artiste ne doit pas s’enrichir ». Il y a quelques années, dans un entretien entre M. Cornette et le directeur de Beaubourg celui-ci dira de César, « pourquoi l’exposer, ce n’est pas un artiste, il dîne au Fouquet’s ».
La salle relance le débat avec des questions telles que la gratuité à l’accès muséal pour les artistes (si le palais de Tokyo est à un euro, et le Louvre gratuit, ce sont bien les deux seuls).
Éric Landau pense quant à lui qu’on a trop peu confiance en nos artistes vivants, il faut des lieux d’expositions au risque de scinder l’art en deux catégories : l’art d’en bas et l’art d’en haut.
Il pose comme condition au soutien des artistes la défiscalisation.
Un intervenant, Sign7, artiste et adhérent de l’association « La Maison des artistes » s’empare du micro, il a assisté au précédent débat « Faut il supprimer le ministère de la culture ? » avec Mme Albanel, et a justement interrogé le ministre sur la question de la défiscalisation. Mme Albanel n’a pas, selon l'artiste, voulu répondre.
« Le crédit "à taux zéro", loin d’être viable, ne permet en rien le développement du marché des artistes vivants, l’acheteur alpha qui doit contracter un prêt pour pouvoir se payer une œuvre ne se rendra pas forcément à sa banque après avoir fait son choix, mais Bercy ne veut rien entendre » toujours selon l’artiste.

En France, malgré les initiatives de Madame Albanel, le marché de l’art a besoin d’un développement plus profond, le système français restant bien trop lourd et ne permettant pas actuellement une liberté de diffusion de ses artistes vivants. Si le sort de nos artistes reste précaire, l’apport artistique de la France au niveau mondial et historique est préoccupant.


Natacha TAIEB

6 juin 2008

L'art officiel en péril ?

Bonjour,

Avec nous, soutenez l'équipe du Frac Franche-Comté et ce lieu, espace de création, de recherche et de collection.
Tous les détails sur le blog FRAC en péril
avec la liste des signataires de la pétition mise en ligne.
Vous pouvez faire circuler ce message et ajouter votre signature
(Nom Prénom qualité Ville) à l'adresse suivante :
fracenperil@yahoo.fr
La liste des signataires est actualisée tous les jours.
De plus en plus longue et consultable en permanence, elle est notre soutien collectif au Frac Franche-Comté et le signe que nous sommes attentifs à la situation.


Merci à tous les signataires et à ceux qui vont nous rejoindre.


6 mai 2008

L'AC au Louvre, c'est parti !

L'AC au Louvre va-t-il de soi ?
Parlons-en ...

Peintre, présidente de l'association "Face à l'Art" depuis 2000, Marie SALLANTIN propose un débat sur ce blog.
Afin de préserver votre identité, utilisez des pseudos pour débattre librement.


Marie Sallantin :
« Beaucoup de gens ne se sentent pas concernés par la présence de l'art contemporain au Louvre . C’est normal car l’histoire de l’art n’est pas enseignée à l’école. Même les artistes se taisent. Dommage. Si le Louvre a été en effet la grande obsession de Matisse et de Picasso après les impressionnistes, le rapport aux chefs d’œuvre du passé s’est bien effiloché par la suite . Pourtant il pourrait renaître ! Un retour du balancier ? L’histoire de l’art y est coutumière. Quel danger ! Cela ferait obstacle au triomphe sans partage de LA MORT DE L’ART et comme on a tant dépensé en France d’énergie et de zèle pour en finir avec la peinture et le tableau sans toutefois être certain d’y arriver, alors Le LOUVRE S’OFFRE A L’ART CONTEMPORAIN, c’est-à -dire au ressentiment contre l’art sous ses formes diverses expérimentées depuis longtemps dans ses lieux attitrés (Beaubourg ou Tokyo pour citer les plus prestigieux). Dérision et cynisme, insignifiance et bêtise, vulgarité et provocation, paillettes et pub, fric et boniment, tout cela au nom de l’art comme il se doit !
Peintre et amie des peintres du passé, je manifeste mon attachement à ce grand musée en disant mon opposition à ce programme de destruction. Henri Loyrette, président du Louvre, en est le promoteur. Cela va-t-il de soi ? Ce serait bien ici de prendre un parti clair sur la question ». J’ai dit mon opinion. Elle n’engage que moi. Le débat est ouvert à l’expression de toutes sauf de ne prendre aucun parti. On y va ? »


M. S.
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MDA 2008
Pour information :

Sur le même sujet, les regards de Christine Sourgins (historienne d'art, écrivain, essayiste) :
in : les4verites

et de Gilles Chambon (architecte, peintre, urbaniste)
in : art-figuration.blogspot

25 avril 2008

22 mars 2008. HALLE St PIERRE

Pour ceux qui n'ont pas pu assister à la rencontre du 22 mars, un nouveau blog propose une analyse et un compte rendu de cet évènement.
Plus encore, vous pourrez en écouter la retransmission radiophonique, voir quelques photos...
Vous avez à disposition la bibliographie, point de départ de notre réflexion commune, qui a encore été complétée.

L'adresse de ce blog est :
http://art-contemporain-dissident.blogspot.com/

Ce blog se fera l'écho des livres et articles paraissant sur ce sujet et vous préviendra également des rencontres à venir.
Nous savons d'ores et déjà que la prochaine aura lieu le 21 Juin 2008 à la Halle Saint Pierre.

Le contact par mail reste toujours :
le22mars2008@hotmail.fr

Bien cordialement

Laurent Danchin
Michel De Caso
Aude de Kerros
Pierre Souchaud

23 avril 2008

SILENCE, "LE PLATEAU" COULE !

L'esprit de persévérance se fonde sur le principe d'incertitude, du tout aussi bien possible qu'impossible à qui recherche sans relâche un point d'équilibre, alors même qu'au moment de l'atteindre il y voit comme son arrêt de mort, et recule saisi d'effroi, mais pour n'en revenir que plus furieusement à la charge avec la ténacité d'un apprenti funambule s'exerçant à évoluer sur la corde raide, dans l'idée fermement arrêtée que, malgré le peu de progrès accompli, se mesurer au risque de stabilité, sinon d'une durable maîtrise, car nul ne saurait arguer de performances sans lendemain pour y prétendre, tout au plus rêver qu'à force d'entraînement, et compte non tenu du temps limité dont chacun dispose, il finira par l'acquérir.

Louis René des Forêts, Ostinato.
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Ce texte était inscrit à l’entrée du Plateau lors de son inauguration.
Centre d’art à Paris associé au FRAC Ile de France, le Plateau et ses principes sont aujourd’hui en danger.
La décision quant à l’avenir de ce centre d’art sera prise le 29 mai prochain.


Eric Corne, artiste contemporain et responsable du Plateau pendant 3 ans s’inquiète de sa probable fermeture.

Il adresse alors une lettre à Mme Liencourt, Présidente du FRAC Ile de France.
Cette lettre soutenue par de nombreux artistes sera largement diffusée.
Lettre de Eric CORNE à Mme LIENCOURT

Vous pouvez adresser des messages de soutien à Eric Corne sur ce blog ou à cette adresse :
corne.eric@gmail.com

MDA 2008

13 avril 2008

La face cachée de l’art

Bonjour à tous,

Depuis septembre 2007, j'écris une chronique, La face cachée de l'art, dans l'hebdomadaire progressiste régional de la Côte d'Azur Le Patriote, accompagnée de visuels d'artistes "de la face cachée de l'art" de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Cette chronique, comme son nom l'indique, traite de la partie enfouie de l'iceberg artistique français. Vous pouvez lire les précédentes sur mon site Internet :
sophietaam.free.fr

Voici celle d'avril parue dans le Patriote du 11 au 18 avril 2008 :
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Les artistes viennent de Saturne , les institutionnels viennent de Jupiter

Il semble donc que les deux espèces - institutionnels culturels et artistes ( sauf moi qui suis grillée) - soient amenées à cohabiter, voire à collaborer pendant quelques temps encore. Pour tenter de résoudre les problèmes brûlants d’incompréhension qui les séparent, voici une petite explication des mœurs et coutumes des habitants de Saturne à l’usage des habitants de Jupiter.

  1. L’artiste, lorsqu’il s’adresse à un institutionnel, parle de son expérience personnelle. Immanquablement, l’institutionnel méprise son opinion, car elle n’est ni théorique ni générale : elle lui semble surtout narcissique . Or, ce qui caractérise un artiste, c’est justement de se créer progressivement , à partir de son vécu, une pensée originale, une vision personnelle du monde et non d’adopter les pensées des autres.


  2. L’institutionnel qui assomme l’artiste dans son bureau à grands coups de théoriciens homologués comme Debord, Derrida, etc…. avec tout l’élan conféré par le recul de l’Histoire de l’Art, ne saura jamais que l’univers personnel de l’artiste (k.o.) en face de lui inclut parfois des théories, ou que sa vision est suffisamment structurée pour s’assimiler à un système ou une théorie - qu’il aurait pu découvrir si seulement il ne l’avait pas déjà assommé.


  3. Par la magie de la loi sociologique, la somme des individualités est égale au collectif. C’est-à-dire que les expériences pourtant très personnelles des artistes sont représentatives d’un ensemble d’artistes : la pétition « L’art c’est la vie » signée par plus de cinq cent artistes vivant en France en est la preuve incontestée.


  4. L’artiste possède une sensibilité aigüe, que ne possède pas l’institutionnel. Dans les rapports humains, elle se traduit par des émotions, comme la colère, la souffrance, la tristesse, le rire, ou la légèreté. L’institutionnel guidé uniquement par son cerveau hypertrophié confond sensibilité avec sensiblerie et/ou futilité, et méprise ces réactions . Or, c’est le même type de mépris que la société dans son ensemble applique à l’art, mépris ou indifférence que les institutionnels culturels déplorent alors à cors et à cris !!!


  5. L’artiste vient de Saturne , l’institutionnel vient de Jupiter ; ce qui implique que tous deux n’ont pas la même vue de leur balcon. Le problème, c’est que l’habitant de Jupiter est persuadé que Jupiter est l’Univers, et que les artistes qu’il reçoit dans son bureau constituent la totalité des artistes. Or ces derniers sont l’objet d’une longue et impitoyable sélection en entonnoir qui exclut une grande majorité d’artistes : il y a d’abord ceux qui ne s’adressent pas – plus - aux institutions, pour toutes sortes de raisons. Puis, ceux dont le dossier ne sera pas retenu ( dans l’éventualité première où il est examiné) . La vue du balcon Jupiterien est donc considérablement tronquée !


  6. L’institutionnel, souvent à la base historien, est tourné vers le passé quand l’artiste regarde vers l’avenir. La création est toujours expérimentale et fragile. Créer c’est aller sans repère vers l’inconnu. L’inconnu, voici hélas une notion absolument inconnue pour l’institutionnel emprisonné dans une structure réelle et mentale hyper-rigide. Seule solution : faire confiance à l’artiste et s’abstenir de juger.


  7. Toute son enfance, l’artiste a eu du mal à assimiler les pensées toutes faites que la société lui imposait : il préférait créer les siennes. Aussi traine-t-il souvent avec lui une image de décalé, retardé, voire d’ idiot et parfois un complexe d’infériorité intellectuelle, qui s’est vraisemblablement aggravé lors de son passage aux Beaux-Arts. Habitants de Jupiter : l’habitant de Saturne n’est pas stupide, il est juste différent !

    Espérons que, grâce à ce petit guide, la prochaine fois qu’un institutionnel recevra un artiste dans son bureau ( pas , évidemment, un artiste officiel qui, lui, parle couramment la langue de Jupiter, en sus de la langue de bois ), ils arriveront, qui sait , à …. communiquer ?


    Sophie TAAM

4 avril 2008

RAS LE BOL, par Fred FOREST

A nouveau Fred Forest tape du poing sur la table : "Il faut les abattre !"
Nous dit-il le 22 mars dernier à la Halle St Pierre.
L'artiste rédige un article visant à dénoncer les nominations "d'office" et très "pré-fabriquées" concoctées par l'Etat pour certains de nos grands cultureux fonctionnaires.
Fred Forest soumet cet article au journal Le Monde pour sa rubrique "Débats". Des pratiques qui sont aussi bien en usage à droite qu'à gauche dans l'exercice du pouvoir.
L'artiste devra se contenter pour le moment d'un "PAS DE REPONSE" de la part du journal.

L'article "RAS LE BOL", ainsi qu'une lettre ouverte au Président de la République rédigés par FRED FOREST sont publiés ici, et simultanément sur d'autres blogs, pour une publication solidaire."

Lydie Van den Bussche


MDA 2008: les dossiers // Forest 01 (version pdf)

2 avril 2008

L'art Contemporain de marché

E.C. EDITIONS (Parution en mars 2008 )

L’Art Contemporain n’est pas un art car il n’a pas de projet artistique.
Il faut plutôt le considérer comme la résultante de contraintes idéologiques et marchandes, occultées par un discours esthétique auto-justifiant.

Ces textes s’intéressent donc aux conditions culturelles et politiques de l’Art Contemporain et à la problématique artistique en général plutôt (sauf exceptions) qu’aux oeuvres « contemporaines » elles-mêmes.

Cet Art de marché ne constitue pas encore, il s’en faut de beaucoup, le seul horizon de l’art. À l’opposé de l’alibi conceptualiste, du formalisme et de la résignation, la pratique artistique est dans son principe ouverte et productrice de sens. Mais sa légitimité se joue aujourd’hui sur le terrain d’une critique sans concession de l’idéologie artistique néolibérale.


François Derivery est peintre, membre du groupe DDP (1971-1998).
Auteur entre autres de L’Exposition 72-72, il est secrétaire de la revue
Ecritique et membre du conseil de rédaction du bimensuel Artension.
ISBN : 2-911105-73-7 Prix : 12 €

Pour le commander

LES SALONS. n° 6 de écritiques

LES SALONS
écritique n°6


Parution : mars 2008

Le comité de la revue Ecritique a décidé de consacrer un numéro spécial aux salons.

Il s’agit de dresser et fournir au lecteur, et d’abord aux artistes—dont beaucoup exposent dans ces salons, parfois dans plusieurs — un état des lieux. Le numéro s’ouvrira sur un bref rappel historique concernant ces structures de monstration et de diffusion de l’art, qui ont d’abord été gérées par l’Etat avant de l’être par les artistes eux-mêmes. Suivra l’enquête proprement dite sur les salons aujourd’hui.
Les responsables de 10 salons parisiens ont été interrogés, chaque salon a fait l’objet d’une visite dont nous publions le compte-rendu. De nombreux exposants y sont cités, plusieurs oeuvres sont reproduites.
À l’issue de ces visites, et pour compléter l’ensemble, quelques tableaux statistiques seront livrés et analysés. Le numéro se terminera par une synthèse des renseignements collectés en forme de conclusions et d’interrogations sur l’avenir.


Comité de rédaction :
Tudor Banus, Pierre Bouvier, François Derivery, Michel Dupré, Robert Maggiani, Francis Parent, Claude Rédélé, Yak Rivais,

ABONNEMENT / COMMANDE de N° :
écritique n° 6

29 mars 2008

1983/2008 : LA MAPRA A 25 ans

1983/2008 : LA MAPRA a 25 ans
Bonjour,La MAPRA est entrée dans sa 25ème année, qu’elle fêtera en juin prochain.

- Information générale et professionnelle
* Centre de documentation.
* studios résidences pour artiste. * cycles d’expositions.
* publication d’un mensuel d’information (“Bloc-Notes” /mars 2008 : 262ème numéro / 56 pages).
* édition de l’annuaire des arts plastiques Rhône-Alpes (à paraître cette année : 6ème édition - 2008 /2010)

La MAPRA reste encore à ce jour la seule structure en France ayant mis en place à l’échelle d’une région un ensemble de services et d’outils sur (et pour) les arts plastiques et visuels :
acteurs / lieux / manifestations.

> Concerne les 8 départements de Rhône-Alpes (Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône, Savoie et Haute Savoie )

Cordialement
Le CA de la MAPRA
Son Président
....................................................................................
Plus d’info. cliquer sur : MAPRA.ORG

26 mars 2008

FRED FOREST et la création numérique

Fred Forest interviendra à Paris-1 Sorbonne le jeudi 27 mars 2008 (Saint Charles 47 rue des bergers, de 12h à 14 h) sur les problématiques que soulève la création numérique dans ses rapports avec des médias plus traditionnels (fusain, aquarelle, huile etc.)

Il considère que ces nouveaux outils ne sont pas en situation, du jour au lendemain, de se substituer à des formes et des supports d'arts qui perdurent à travers les siècles et les civilisations successives depuis l'origine des temps. Néanmoins, il attire l'attention, de son point de vue, sur le fait qu'un artiste est toujours engagé dans une époque donnée, dans un temps donné, où son environnement, de connaissances nouvelles, d'outils nouveaux et de nouvelles formes de pensée et de vivre conditionnent inévitablement son rapport au monde
Et que dans cette situation, il ne peut pas camper sur le statu quo.

Il se trouve donc interpellé pour participer à l'invention de nouvelles formes qui sont, elles, en adéquation et en synchronie sensible avec le moment qui lui est donné de vivre.

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> Le jeudi 3 avril 2008 Fred Forest interviendra également au Palais de la Découverte à Paris de 14h à 16h dans le cadre d'un colloque international qui a pour propos d'évoquer les problèmes de conservation du patrimoine d'oeuvres relevant de la création numérique.
http://www.unpassepleindavenir.uvsq.fr

> Pour se familiariser avec la pratique artistique de cet artiste et ses écrits.
http://www.webnetmuseum.org

17 mars 2008

REMETTRE LES PENDULES A L’ART le programme

Communiqué

REMETTRE LES PENDULES A L’ART

Auteurs et ouvrages pour une lecture critique de « l’art contemporain »
avec " Artension "
Une rencontre à la Halle Saint Pierre (Paris, XVIIIème. métro: Anvers ou Abbesses)

Le 22 mars de 15 à 20 heures - entrée gratuite
> > > PROGRAMME de la journée (document "pdf")

Pour un art post-contemporain

"Il est urgent d'échapper aux impasses de la contre-culture institutionnelle et d'ouvrir à la création une voie post-contemporaine. A l'ère de l'image de synthèse, il faut au monde une culture nouvelle. Le cycle des déconstructions s'achève : voici enfin venu le temps des fondations.

Dans ce petit livre, réunissant quatre entretiens et un essai publiés au cours des quinze dernières années, Laurent Danchin se fait l'apôtre d'une critique d'art "partiale, passionnée, politique", comme la voulait Baudelaire, et d'un propos généraliste recentré sur l'homme et capable de tenir tête au discours des experts."


Le dernier ouvrage de Laurent Danchin est à découvrir à la Halle St Pierre, samedi 22 mars.

"Pour un art post-contemporain". Laurent Dachin.
lelivredart. Collection "mycellium".
www.lelivredart.com

11 mars 2008

Le spleen d'Apollon


Le spleen d'Apollon - Les musées nationaux face à la mondialisation

Didier Rykner est à l'origine de la pétition "Les musées ne sont pas à vendre" qui a recueilli plus de 3000 signatures. Opposé aux projets de délocalisation du Louvre, cet ingénieur de formation tient la dragée haute à l'establishment politico-culturel.
Dans cet essai critique, il égrène ses arguments contre les délocalisations du musée du Louvre à Atlanta (Géorgie, Etats-Unis) ou à Abou Dhabi (Emirats arabes unis). Des plaidoyers qui mettent les directeurs de musée sur la défensive.

En librairie le 4 avril 2008
Editeur : Nicolas Chaudun
ISBN-EAN13 : 9782350390512

La RMN censurée à Abou Dhabi

La RMN censurée à Abou Dhabi

( information provenant de la " LETTRE D'INFORMATION " n° 221 - 10 mars 2008 - de La Tribune de l'Art , publiée par M. Didier Rykner)

"Il n'y aura, paraît-il, aucune censure pour le Louvre à Abou Dhabi. Pour le Louvre, peut-être pas, mais la RMN, ou plutôt son site Internet, est déjà en partie interdite dans les émirats. Cette page, qui donne accès à la liste des catalogues mis en vente, y est bloquée. Le visiteur qui tente d'y accéder à partir d'un ordinateur situé dans les Emirats verra apparaître un message indiquant : "We apologize the site you are attempting to visit has been blocked due to its content being inconsistent with the religious, cultural, political and moral values of the United Arab Emirates." soit "Nous faisons des excuses les valeurs d'emplacement que vous essayez de visiter a été dû bloqué à son contenu étant contradictoire avec le religieux, culturelles, politiques et morales des Emirats Arabes Unis", en traduction "simultanée".
La Tribune de l'Art en revanche, qui avait été censurée pendant plusieurs mois au début de l'année dernière, ne l'est plus. Sans doute la RMN est-elle plus subversive. Ce qui caractérise toujours la censure, c'est sa bêtise. "

La Tribune de l'Art
plus particulièrement, à propos d'aliénation des oeuvres: ALIENATIONS

1 mars 2008

REMETTRE LES PENDULES A L’ART

Communiqué

REMETTRE LES PENDULES A L’ART

Auteurs et ouvrages pour une lecture critique de « l’art contemporain »
avec " Artension "
Une rencontre à la Halle Saint Pierre (Paris, XVIIIème. métro: Anvers ou Abbesses)
Le 22 mars de 15 à 20 heures
- entrée gratuite


Des centaines d’ouvrages, d’articles ou de revues proposent depuis 20 ans une analyse sérieuse du phénomène « Art contemporain ». Leurs auteurs sont historiens d’art, critiques, conservateurs de grands musées, sociologues, écrivains, philosophes, artistes. Ces textes de réflexion et d’information circulent de façon confidentielle. Ils sont lus, souvent réédités, mais déniés ou disqualifiés par les grands médias, soumis à un art officiel dont ils sont la caisse de résonance.

Cette rencontre à la Halle Saint Pierre a pour but de faire connaître ces écrits sur « l’Art contemporain », aux points de vue critiques extrêmement divers. Cet approfondissement de la pensée sur l’art est un phénomène français plus connu à l’étranger qu’en France. C’est la réaction naturelle à une gestion administrative dure et centralisée de l’art, depuis plus de trente ans.

Suite: voir "1er commentaire"

BIBLIOGRAPHIE: 30 ans d"écrits sur l'Art

Contact Presse : Sabine Raynaud de Lage: 06/74.78.11.25
sabine Raynaud de Lage

Informations sur Internet: Revue Artension
ARTENSION

Correspondance:
le 22 mars

23 février 2008

AB-NEGATIF, encore

Amis artistes et amateurs d’art
Vous êtes nombreux à avoir signé la lettre ouverte du directeur du magazine Artension, Pierre Souchaud, rappelant au Président Sarkozy qu’au-delà de la restauration des colonnes buréniennes, il fallait penser aussi à d’autres restaurations : celle du marché intérieur de l’art en France, celle de la reconnaissance de la création dans toute sa diversité, celle de la situation des artistes, etc.
Malgré cette arrivée massive de lettres à l'Elysée, Madame la Ministre Christine Albanel, vient de promettre à Daniel Buren qu’un budget de 4 millions d’euros serait débloqué pour la réparation de ses colonnes et des alentours.

Mais qu’à cela ne tienne : votre action sera efficace à terme.

Pour assurer cette efficacité, pour déjouer ou débloquer l’omerta sur ce sujet tabou pour les chroniqueurs d’art de la presse nationale, nous vous proposons de faire circuler autour de vous, par courriel, le document "pdf" que vous pouvez télécharger depuis le site de Artension et dans lequel Pierre Souchaud démonte de façon implacable le piège burénien.

C’est une information indispensable, qui, faute d’être reprise par les grands médias du consensus mou et de l’artistiquement correct, peut circuler grâce à vous par Internet.

Bonne lecture et grand merci à vous !

9 février 2008

« SCANDALEUX » : La Cerise sur le gâteau

En France où l’Art et les Artistes Professionnels sont déjà en grande difficulté, comment un groupe d’assurances peut-il faire une campagne de communication en conseillant à longueur de spot à ses clients de ne pas acheter d’Art Contemporain ?

http://www.cbnews.fr/articles/marque/publicite-groupama-met-le-paquet-pour-2008

http://word.toutes-les-pubs.com/2008/01/19/groupama-cerise-un-bon-moyen-pour-placer-son-argent/

Appel aux Artistes : réagissez et informez autour de vous du caractère « SCANDALEUX » de ce spot de pub

Sign7 Artiste Contemporain

Soyons positif : J'espère que ce groupe d’assurances apportera son soutien aux Artistes professionnels, en grande précarité, en versant par exemple, une aide financière à « la Maison des Artistes », ou encore en devenant le principal sponsor d’un Salon de cette association.

5 février 2008

"L'ART CACHE", de Aude Kerros ( C. Sourgins )

Pour comprendre l’actualité…

« L’art caché, les dissidents de l’art contemporain »
de Aude de Kerros.




En France existe une grande distorsion entre l’art promu par l’Etat et la réalité de la création. Dans « l ‘art caché - Les dissidents de l’art contemporain », Aude de Kerros, raconte l’histoire de l’avènement d’un art officiel en France (un certain art dit contemporain que beaucoup abrègent en « AC ») avec pour corollaire l’occultation simultanée de ce qui n’entre pas dans ce cadre étroit.
Christine Sourgins

suite dans le 1er commentaire...

une image de la beauté infinie

Trouvé cette phrase:

«L’art est une tentative pour transporter dans une quantité finie de matière modelée par l’homme une image de la beauté infinie de l’univers entier. Si la tentative est réussie, cette portion de matière ne doit pas cacher l’univers, mais au contraire en révéler la réalité tout autour. »
Simone WEIL

C’est bien dit. C’est une conception certainement bourgeoise de l’art mais elle a le mérite de n’être pas verbeuse.

PrASINO

30 janvier 2008

AIDER LES ARTISTES ? par PrASINO

On entend souvent dire qu’il faudrait « aider les artistes ». C’est là une formule vague qui appelle des éclaircissements.

Pourquoi aider les artistes ? Que leur arrive-t-il de spécial justifiant une aide spécial ? Quels sont ceux qui disent qu’il faut aider les artistes : sont-ce des gens disposés eux-mêmes à les aider, ou seulement à solliciter des fonds sans le faire ?

Enfin, à notre époque où l’on se refuse, crainte de se tromper, à donner une définition des règles de l’art, qui est artiste, qui ne l’est pas ?

Quand la société s’intéresse aux arts, elle aime les œuvres d’art, elle en achète, elle sait choisir, et tout naturellement, les artistes vivent de leur art dans la mesure exacte de leur mérite, et il est alors inutile de les aider.

La société actuelle est-elle si indifférente aux arts que la situation d’artiste soit mauvaise au point de nécessiter des secours ? D’autre part, si la société ne s’intéresse pas aux arts, est-il raisonnable de l’obliger à aider les auteurs d’œuvres qui ne l’intéressent pas ?

Je dirai dans quelques jours d'où vient ce texte de 1953, écrit au moment où la Maison des Artistes venait de se créer.
suite dans le 1er commentaire

22 janvier 2008

BUREN L’ABNEGATIF ( par Pierre Souchaud )

Daniel Buren est un cas d’école, emblématique d’un système spécifiquement français et unique au monde. C’est cette particularité qui m’a autorisé cette démarche - aussi très particulière - d’écrire à Mr le Président de la République au sujet de la réfection des colonnes du Palais Royal.
La lettre était ouverte et transmise à des milliers d’artistes et acteurs de l’art qui l’ont signée, faite circuler par mail, et ré acheminée par voie postale au Palais de l’Elysée.
Plusieurs milliers de lettres qui ont , je l’espère, dû attirer l’attention des services compétents de l’Elysée sur un sujet qui dépasse la personne Daniel Buren, et concerne la situation globale des mécanismes de reconnaissance de l’art en France et de son marché.
Les avis exprimés ont , en grande majorité, applaudi ma démarche. Une minorité a dit sa réprobation.
Le texte qui suit (voir 1er commentaire ) propose mon analyse du phénomène Buren.

21 janvier 2008

LA RUPTURE QUE NOUS ATTENDONS (Fred FOREST)

En juin dernier, une pétition a été signée par 500 artistes plasticiens, dénonçant violemment les fonctionnements d'un système étatique, qui depuis trois décennies régit, toute coloration politique confondue, la scène des arts visuels en France. Certes, nous avons eu des ministres animés des meilleures intentions qui, avec Jack Lang, Jacques Toubon ou Catherine Trautmann ont tentés de secouer le cocotier, mais, paradoxalement, le système à cette occasion n'a fait que se lover sur lui-même pour répéter ses propres errements. Ce qui frappe, aujourd'hui, c'est que cette protestation collective semble inédite dans la mesure, où il ne s'agit nullement, cette fois, d'une contestation de caractère politique ou corporatiste, mais, plus, d'une revendication d'ordre citoyenne, éthique et de portée symbolique. Comme si les artistes voulaient eux-mêmes, après tant d'années de vicissitudes et d'arbitraire subis, enfin rompre avec un système non équitable, et retrouver une dignité inhérente à leur fonction, décidant, pour ainsi dire, de prendre en charge leur propre destin. La cible visée n'est certainement pas, telle ou telle personne en particulier, mais un milieu esthético-mondain, complexe, où les intérêts privés croisent les intérêts publics, et où les connivences tiennent lieu de morale publique. Les maîtres du jeu, ceux qui mènent finalement la danse, disposant à leur guise des budgets de l'Etat, du pouvoir de désignation et de distinction des artistes " méritants ", et incidemment des autres, sont un quarteron de fonctionnaires, ou de chargés de mission inamovibles. Ils administrent dans une équation binaire, qui fonctionne alternativement en circuit fermé, de la Délégation des Arts plastique (DAP) à Cultures France (ex AFAA).
...
Suite de l’article sur « le site "WEB NET MUSEUM" »

19 janvier 2008

A propos d'un débat sur l'art dit contemporain

Nous vous proposons de lire quelques extraits de l'entretien de Jean-Philippe Catonné avec Laurent Danchin, entretien reproduit dans le livre " L'art contemporain, et après " (Phénix Editions, Paris, 1999).
Cet entretien date de décembre 1997 et est à replacer dans le contexte du débat qui avait eu lieu la même année. Mais devant la pertinence et l'actualité des propos de Laurent Danchin, il nous a semblé opportun de le citer ici, d'autant plus que cet entretien n'est pas suffisamment connu...

Michel de Caso

Cliquez ici pour lire la suite ( Débat sur l'Art Contemporain )

15 janvier 2008

EXPO A4



Succès,
les A4 2007 de la Maison des Artistes : Le dimanche 18 novembre 2007 à l’espace des Blancs Manteaux.
Scotcher au mur plus de 800 œuvres d’Artistes Professionnels* d’un format A4 en une centaine de styles ou techniques différents.

En un jour (malgré les grèves), la visite de plus d’un millier de personnes permettant la vente de plus de 30 œuvres de 5€ à 3700€

Un grand MERCI à la formidable (et infatigable) équipe d’artistes bénévoles, sans qui cela n’aurait pas pu avoir lieu

Et en souhaitant que cette exposition permette un jour la création d’une grande «représentation» de la Maison des Artistes

Emmanuel - Charles Garnier – Sign7
Coordinateur de l’exposition

* Participation uniquement soumise
à la présentation du numéro d’ordre
d’inscription a La Maison des Artistes.

7 janvier 2008

A tous les artistes et amoureux de l'art (P. SOUCHAUD)

A tous les artistes et amoureux de l'art qui veulent que cela bouge :

Soutenez Pierre Souchaud en envoyant la lettre-pétition
destinée à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la république.
(voir les détails de l'opération dans le premier commentaire)

Restaurons le Sens…plutôt que les colonnes de Buren !

On nous annonce le coût exorbitant de la réfection des colonnes
de Daniel Buren au Palais Royal : 14 millions d’euros pour l’ensemble
du Palais Royal, dont environ 3,2 millions pour la cour d’honneur,
dont les colonnes de Buren. A titre comparatif, la subvention donnée
à l'ensemble des salons historiques est de 0,8 million d'euros.

Nous estimons que l’État a suffisamment donné à Daniel Buren et
qu’il est temps aujourd’hui d’arrêter d’utiliser l’argent du contribuable
pour une œuvre dont la valeur patrimoniale est incertaine.

En outre : la minimalité revendiquée de l’ « outillage visuel » burennien
a permis, depuis bientôt 40 ans, à un même artiste, une occupation
maximale des dispositifs muséaux nationaux , de l’espace médiatique
et de la pensée administrante. Cette omniprésence et cette hyper-visibilité
ainsi conférées à ce seul artiste a entraîné une occultation de la richesse
et de la diversité des autres expressions artistiques. Elle a ainsi causé
un préjudice de reconnaissance à l’ensemble de la création française,
qui équivaut à la disqualification d’un patrimoine collectif.

C’est cet aspect - là du problème , au-delà des considérations d’ordre
financier, que nous vous demandons de prendre aussi en compte,
pour choisir entre réfection et démolition dont les coûts respectifs sont équivalents.

Nous souhaitons également que cette polémique du « pour ou contre
la démolition », ne contribue pas à vous faire oublier la situation d’extrême
précarité de 80% des artistes français ( 30% des artistes déclarés étant au RMI)
et l’état déplorable du marché intérieur de l’art.

Nous voudrions vous rappeler aussi que le projet de loi sur la défiscalisation
des achats d’œuvres d’art par les particuliers, proposé par la Maison Des Artistes,
nous semble plus important que celui de la restauration ou non des colonnes,
car il mettrait fin à 40 longues années de très consternante burénisation de la culture
et de l’art en France, et contribuerait vraiment à la seule, nécessaire et urgente
restauration : celle du Sens.

Pierre Souchaud
Directeur du magazine Artension

Pour envoyer cette lettre à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de
la République française, rendez-vous sur le "premier commentaire"

1 janvier 2008

NOUVEL AN

2008 sera certainement une année charnière et, il faut l'espérer, décisive pour les artistes et la culture en général.
Oeuvrons pour débrider la pensée unique, pour combler ce fossé d'injustices entre quelques artistes "élus" et les autres, pour ne plus être représentés par des fonctionnaires dont le discours mièvre et sans consistance me fait à peu près penser à ce que Richard Clayderman a apporté à la musique classique...
Et oui, on aurait préféré s'en passer, alors évitons ensemble la continuité de la barbarie, du ridicule et de l'ennui.

L'Art est un voeu permanent et je vous souhaite à toutes et à tous que ce voeu vous accompagne au long de cette nouvelle année.

Je tenais aussi à exprimer mes remerciements à celles et ceux qui, de près ou de loin, m'ont aidée et soutenue :
Merci à Pierre, Alain, Nathalie, Françoise, Jean - Marie, Muriel, Christophe, Nicole, Rémy, Yann, Sophie, Charles, Patrice, Charlotte, Michel, Maria, Jean - Marc, François, Emmanuel, Aude, Didier, Christiane, Jean - François, Christine, Lucien, Philippe, Amélie, Igor, Marie, Etienne, Youna, Jean - Michel, Laurent, Carla et Bertrand.

A la Mémoire d'un Ange nommé Dan...

Lydie Van Den Bussche

28 décembre 2007

Un colloque d’artistes pour 2008 ? Pourquoi pas ? par M. DE CASO

Un colloque d’artistes pour 2008 ?

Propositions :
1. En complémentarité de ce qui se passe depuis le manifeste « L’Art c’est la vie » et sans aucun désir d’exclusivité, serait-il opportun d’organiser un colloque réunissant essentiellement des plasticiens, peintres, sculpteurs, graveurs, etc… ?
2. Entre autres objectifs, cette rencontre aurait pour but de programmer des actions ou événements artistiques permettant de montrer la diversité sans tomber pour autant dans la confusion généralisée. Les formules à trouver sont à définir mais certaines ont déjà émergé au cours des débats qui ont lieu depuis quelques mois.
3. Que vous soyez artiste ou pas, pourriez-vous d’ores et déjà répondre à cet appel en donnant votre sentiment ?

Michel De Caso ( Suite dans le 1er commentaire )

19 décembre 2007

LA LIBERTE DE L'ART [Aude de KERROS]

Un événement caché du débat sur la liberté de l’art
Les artistes signataires du Manifeste « L’art c’est la vie » rencontrent les fonctionnaires de la Délégation des arts plastiques du ministère de la Culture. C’était au Théâtre du Rond-Point, le 28 novembre. Compte-rendu du débat.

C’ETAIT IL Y A DIX ANS : la polémique sur l’art contemporain battait son plein, le Délégué des arts plastiques, Jean-François de Canchy, Le Monde et France Culture organisaient à l’École des beaux-arts [1] un « débat »... ou plus exactement, le procès public de Jean Clair et Philippe Domecq, deux intellectuels dissidents ayant osé critiquer l’art officiel de l’État français. Le procès fut instruit par des philosophes, professeurs, fonctionnaires, journalistes, et les délinquants furent condamnés sur le champ pour « alliance objective » avec « l’extrême droite », et donnés en pâture à un parterre d’artistes. Contre toute attente, ces derniers huèrent les censeurs et la situation se retourna contre les organisateurs du lynchage.

En guise de représailles, les artistes eurent à subir l’occultation de tout débat public sur l’art pendant dix ans, la complicité aidant des grands médias français.

Le choc des artistes et des fonctionnaires

Dix ans plus tard la situation s’inverse : ce sont les artistes qui convoquent les fonctionnaires de l’art au Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées, ce 28 novembre 2007.

> > > suite dans le 1er commentaire

17 décembre 2007

ANONYMAT, MON AMOUR ...

Loin d’être un manque de courage, l’anonymat ou les pseudonymes sont des outils nécessaires à la mise en œuvre d’une revendication massive des artistes visant à dénoncer les dérives du système «Art Contemporain».

Le support Internet, les blogs, permettent ce type de liberté d’expression indispensable à la rédaction de messages, billets d’humeurs, commentaires ou témoignages.

Pour certains, le droit d’utiliser l’anonymat permettra de ne prendre aucun risque d’ordre diffamatoire*,
pour d’autres, il s’agira simplement de contrer sa pudeur, sa timidité, ou de protéger son nom, son intimité.

L’écrit n’est pas le moyen d’expression favori des artistes car de préférence ils peignent, sculptent, gravent, dessinent.
Sans y être une obligation l’anonymat est ici accueilli avec respect et compréhension.

Lydie Van Den Bussche

*Ce qui ne veut pas dire avoir le droit de diffamer, voire d’injurier autrui.

15 décembre 2007

FLATULENCES CORRECTIBLES ?


Soit l’histoire suivante :
On sait que le météorisme dont souffrent les mangeurs d’herbe contribue fortement à la pollution de l’air : nos énarques pètent, mais aussi et surtout les vaches, la Salers ou la Limousine, jolies vaches de nos montagnes auvergnates et circonvoisines, comme les autres. Moi, je le savais depuis au moins 15 ans (pour les vaches), mais on s’émerveille de le découvrir à présent : transgression d’un tabou, c’est si mode !
Quelque scientifique, chercheur ou médecin, je ne sais et m’en fiche d’ailleurs, s’est avisé que le kangourou, bien qu’il mange de l’herbe lui aussi (c’est une sorte de gros lapin des antipodes, au fond), et bien qu’il pète tout autant que nos vaches nationales, ne produit pas de ce méchant méthane, si tant responsable de la pollution ci-dessus décriée.
La raison ? Une bactérie présente dans l’estomac du macropode. Euréka ! Suffirait de transplanter cette bactérie chez la vache pour supprimer la nocivité de ses flatulences !

Au vu des dégâts occasionnés par les flatulences de nos éminents Enarco-cultureux de tout poil et de tout sexe, ne serait-il pas bon de mandater quelque laboratoire du CNRS ou de l’INSERM afin qu’il se penche sur la digestion de ces braves gens.
Peut-être découvrirait-t’on que les distorsions mentales des tenants de l’Art Contemporain n’est qu’un problème de mauvaise hygiène alimentaire, et que quelques souches judicieusement choisies de bactéries suffiraient à corriger le problème.
On peut toujours rêver !

13 décembre 2007

A la recherche du lien perdu

Le lien est rompu avec l'art originel .

L'art d'aujourd'hui n'est plus visionnaire, il est descriptif.

Les artistes sélectionnés décrivent donc, à satiété.

Il n'y a plus d'objets d'art. Il n'y a plus d'artistes.

Tout objet est artistique. Tout individu est artiste.

D'une certaine façon, l'enfant est devenu l'artiste idéal, le véritable créateur, la référence ultime.

La sagesse ancestrale, le métier, l'expérience ont été jetés par-dessus bord.

Le narcissisme de chacun, lié à l'infantilisation générale, y trouve son compte.

Devant un Rembrandt, ce narcissisme en prend un coup, non ?

Pourtant, l'art de contemplation, aujourd'hui interdit, finira bien par trouver sa place, lorsque l'art de communication aura fait son temps.

D'ailleurs, durant ces années de plomb, cet art de contemplation n'a jamais cessé d'exister.
Dans le silence des ateliers, certains ont continué à le pratiquer.

L'art sociologique a eu sans doute sa nécessité mais c'est fini.

Depuis quand dit-on que la provocation est le but de l'art ?

Depuis quand le discours se substitut-il à l'œuvre ?

Depuis quand l'artiste n'a-t-il plus la capacité de transmuter la matière ?

Finalement, depuis peu de temps, au regard de l'histoire de l'art.

Le lien rompu n'aura duré que quelques décennies.

Quelques décennies, c'est peu mais c'est long pour ceux qui l'ont vécu.

Les langues se délient, la page commence à tourner.

L'imposture historique se dévoile, enfin.

Bien sûr, dans cette histoire contemporaine faussée, tout n'aura pas été négatif.

Il y a bien des choses que l'on pourra y retenir.

Mais que de gâchis, que de dénis, que de temps perdu.

Cela me rappelle ce qu'avait écrit Soljenitsyne dans son Discours de Stockholm : « Quand des écrivains sont condamnés à créer en silence jusqu'à leur mort sans entendre jamais l'écho des mots qu'ils ont écrits, alors, ce n'est plus seulement une tragédie personnelle, c'est le martyre d'une nation toute entière. »

mdc

12 décembre 2007

L'art dit « contemporain », enfant de Marcel Duchamp, est né au détour des années soixante, détrônant l'Art moderne, à coups de surenchères provocatrices. Selon l'historienne et critique d'art Christine Sourgins, il n'a pas tardé à se révéler vide ne consistant qu'en manipulations et mirages. Une critique sans concession, un violent réquisitoire, que l'on partagera ou non mais qui a le mérite d'ouvrir le débat.

« Art et artiste sont devenus des fourre-tout qui englobent (en sus de la promotion commerciale déguisée) des activités d'animation, des jeux sociaux ou conviviaux qui ne sauraient se substituer à l'Art proprement dit. »

A qui appartient l'oeuvre d'art


A qui appartient l'oeuvre d'art ? un livre de Françoise CHAUDENSON

« Droit du créateur, droit du propriétaire, droit du public, diversité des régimes juridiques, les œuvres d’art ont, de tout temps, fait l’objet d’un éventail infini de formes d’appropriation et de transaction... »

Très intéressant ouvrage dépiautant les droits des uns et des autres, que ce soit Dieu ou le producteur de Hollywood.
On y apprend avec intérêt la différence fondamentale entre le droit européen fondé sur le droit d’auteur et le droit anglo-saxon basé, lui, sur la notion de copyright.

10 décembre 2007

Artiste je te hais !, par Sylvie POLANCO

Artiste je te hais ! Lettre à Jules, Ministre de la Culture


P'tit Jules,

NOUS VOULONS RECUPERER NOTRE LIEU LE GRAND PALAIS !
Et ne plus être refoulés en banlieue, dans des endroits obscurs! DU RESPECT !

Intoxication cérébrale, mensonge, marketing, quoi d’autre encore....coup de pub, coup « blues », grosse fatigue....idiotie...
Mon cher "Jules" ; vous n’avez aucune idée de la condition de l’artiste :
Zéro plus zéro égal zéro,
Définition de l’artiste : « personne qui se voue à l ‘expression du beau, qui exécute une technique difficile. »
...

suite de la lettre dans le 1er commentaire

9 décembre 2007

A tous les artistes

A tous les artistes (prière d’insérer),
Nous préparons une importante opération visant à alerter les Pouvoirs Publics sur l'urgence de prendre des dispositions favorisant la relance du marché de l'art pour les artistes vivants.

Nous avons pour cela besoin de votre concours : explications dans le 1er commentaire.

Bien cordialement,
l'équipe des Solutions créatives, l'équipe de Artension

6 décembre 2007

L’Etat et l’Art contemporain

L’Etat et l’Art contemporain (suite)
Olivier Kaeppelin ou le délégué malgré lui

Point de frénésie, ni de fantaisie du côté des intervenants au colloque tant attendu organisé par Art Absolument (le magazine) le 28 novembre dernier.

Oui, une partie des grands pontes de l’Art Contemporain s’était déplacée, chose rare en somme en ce qui concerne les hauts fonctionnaires, décideurs, inspecteurs, organisateurs … de la culture plastique officielle.
Chose rare en effet puisque les artistes vivants en témoignent nombreux : ils n’ont jamais eu la visite d’un quelconque représentant officiel dans leurs ateliers …A part quelques rares artistes décédés il y a bien longtemps déjà.

Non, vraiment la frénésie n’était pas de mise ni dans le discours, ni dans l’attitude.

Un exemple : M. Olivier Kaeppelin (Délégué aux Arts plastiques) s’est mollement débattu dans un discours sans forme ni fond inlassablement ponctué de « moi, je ». Justifiant ainsi les insuffisances de l’Etat en matière de respect pour l’Art à coups de non-dits, de mépris et même de mensonges.

Cet homme, délégué de la DAP, délègue beaucoup à son tour puisque d’après lui, les musées seraient les seuls responsables de la sclérose globale du marché de l’art en France.

Mais lorsque le ton monte du côté des artistes, M. Kaeppelin affiche un profil bas et s’empare d’un discours convenu, adapté et d’un flou artistique déconcertant me faisant à peu près l’effet d’un somnifère.

C’est aussi ce personnage qui lors d’une émission sur France-Culture, il y a peu, s’est permis de soupçonner Christine Sourgins (historienne d’art, auteur de « Les Mirages de l’Art Contemporain ») d’avoir une « analyse simpliste » de l’Art Contemporain. …

Voilà juste l’exemple d’un mépris non dissimulé vis-à-vis des artistes et de leurs défenseurs.

Lydie Van Den Bussche

5 décembre 2007

MINISTERE DE LA KULTURE


« ... Quand les talibans dynamitent les bouddhas pré-islamistes, c'est parce qu'il se sont (eux aussi) octroyé le droit de dire ce qui est une oeuvre capitale et ce qui ne l'est pas. La logique est la même... »



Tel est l'argument massue, et imparable, que Me Lienhartd utilise pour dénier à Madame Albanel, Ministre de la Culture, et à ses acolytes, le droit de décider de ce qui est une « œuvre capitale de l'humanité » (la pissotière de M. Duchamp ?) et de ce qui ne l'est pas.



On retrouvera l'intégralité de ce texte virulent à l'adresse http://www.nodula.com/Article_du_mois.html




Sur cet excellent site, on dénichera quantité d'informations succulentes. Par exemple : Le Petit bréviaire de la corruption au ministère de la culture




Me LIENHARDT est Avocat à la Cour, et publie la "LETTRE DE NODULA ": http://www.nodula.com/

l'Etat et l'Art contemporain

A LIRE :

 

Le regard critique de Christine Sourgins à propos de la journée débat sur l'État et l'Art contemporain du 28 novembre dernier au théâtre du Rond - Point, à Paris.

 

"... que le ministère s'interdise de définir les contenus de
la culture (ce qui entraîne un art officiel), qu'au lieu de labelliser
la création, il veille au respect du pluralisme et du patrimoine. C'est
l'interventionnisme bureaucratique qui empêche les créateurs d'exister
en dehors des coteries et mécanismes de subventions. Qu'il y ait
seulement des « Affaires culturelles », qui s'occupent de droit et de
gestion, mais qu'on libère la culture du joug étatique..."

 

le texte intégral est présenté dans le 1er commentaire.

 

Lydie Van Den Bussche

Maître corbeau



Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard par l'odeur alléché ,
Lui tint à peu près ce langage :
«Hé ! bonjour Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois»
A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec laisse tomber sa proie.
Le renard s'en saisit et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
Le corbeau honteux et confus
Jura mais un peu tard , qu'on ne l'y prendrait plus.


Ce rappel est à l'adresse de tous ceux qui se font couillonner par un loueur de cimaises. On ne le dira jamais assez, payer pour exposer n'est en rien un gage de réussite. C'est même plutôt le signe d'un manque de qualité.

Il y a aussi, c'est vrai de francs escrocs. Nous n'en parlerons pas ici. Un site comme « OnVaPass'LaisserFaire » s'est voué à cette problématique.

lien vers le site > > > OnNeVaPas'SeLaisserFaire

3 décembre 2007

MUSEES EN ROUE LIBRE

Les musées deviennent n’importe quoi, et servent de plus en plus à flatter l’image du politique plutôt que de remplir leur mission.
Cette mission est tout bonnement de présenter leurs collections au public, aux citoyens qui, au travers des impôts, des dons, des prêts, financent ces institutions.

Il est vrai que la culture est devenu une marchandise comme une autre. L’Europe avait réussi à imposer « l’exception culturelle » face à l’O.M.C. Qu’à cela ne tienne, on contourne l’exception en dé-classifiant les musées, en en faisant des établissements mixtes, mi-publics, mi-privés. Côté public, l’Etat assurera une partie du financement, côté privé, tous les coups sont bons (jusqu’à vendre des casquettes avec la reproduction d’un tableau de Raphaël ou de Van Gogh, mais bientôt avec la photo du curator –commissaire d’exposition en jargon neo-muséal).

Pas de petits bénéfices : même les artistes doivent casquer pour visiter un musée. On pourrait penser qu’ils y sont plus ou moins chez eux. Mais pas du tout, on n’a plus besoin d’eux, faut pas rêver. La MdA réussit à tenir la porte entr’ouverte (du moins pour les Musées dits Nationaux), mais pour combien de temps encore ?

Voir l’article mordant de Eric de Chassey, sur le site du Monde :
« Un musée ne doit pas devenir un centre d'art »

29 novembre 2007

L'ART C'EST LA VIE et ART ABSOLUMENT

Hier, mardi, colloque « ART ABSOLUMENT »
à propos de la pétition « Laissez-les Vivre », pardon, L’Art c’est la Vie »
Le microcosme s’est agité, mais il est à craindre que le trou d’ans l’eau ne se referme très vite !

23 novembre 2007

L’ART DE DEMAIN

Au présent
Entre rêve et cauchemar, l’artiste a fait son choix et il dénonce :
Les arnaques, asphyxies verbales, corruptions des institutions, servitudes imposées par les pouvoirs en place, cynisme global dégradant ….
Au futur
La solidarité et la performance humaine n’ont pas dit leur dernier mot :
Afin que le rêve s’installe, l’art de demain sera résolument humain, conjugué au féminin – masculin ;
A coups de chassés- croisés, le top départ est lancé.
...
Retrouver notre culture, aujourd’hui occultée par trop de dérives du grand Rien du Tout.
Offrir l’oxygène nécessaire à la culture de demain car ce serait un acte irresponsable que de laisser derrière nous ce grand chantier, il faut reconstruire.

Grâce à ses multiples origines, expressions, outils et langages, l’art de demain emprunte des chemins transversaux pour atteindre son but avec respect et sérénité.

Philomèle (Luberon)

13 novembre 2007

THE POLEMIQUE

Artension: « Rémy ARON, vous êtes donc accusé d’avoir donné consigne, aux 15 000 artistes que vous représentez, de voter Sarkozy… »

Rémy Aron : « Absolument pas, je n’ai jamais donné cette consigne.
J’ai seulement profité de cette invitation à participer à ce forum, pour défendre les artistes et rendre audibles les revendications de la MDA. Si du côté de Ségolène Royal on m’avait invité à un forum équivalent, j’y serais allé et y aurais défendu les mêmes thèses. Seulement voilà, nous avons écrit à tous les présidentiables pour attirer leur attention sur la situation des artistes, et il n’y en a qu’un qui nous ait répondu de façon attentive et précise, et invité à un débat : c’est Sarkozy…
Alors fallait-il ne pas y aller au nom de je sais quel devoir de réserve ? »

( extrait d'un article de ARTENSION - n° 36 )

12 novembre 2007

ASSOCIATION MdA

MDA-2008 soutient la légitimité de l'association " la Maison des Artistes".
Absolument pas le bureau d’icelle, mais l’outil que cette association représente.
Syndicats, administrations, plastocs aigris veulent se la payer. Nombre de galeries de seconde zone et de loueurs de cimaises itou, sous prétexte qu’elle leur pompe un peu de sous.

ATTRIBUTION DES ATELIERS D'ARTISTES

Non seulement la politique d’attribution des ateliers d’artistes est des plus opaques, mais les organismes chargés de la gestion immobilière des ateliers (par exemple l’OPAC, à Paris) semblent incapables d’en maîtriser l’attribution (petits copains, descendants, …)
- Pourquoi les occupants de ces ateliers ne fourniraient-ils pas annuellement la preuve de leurs activités artistiques professionnelles (copie des feuillets 2035, par exemple) sous peine de nullité du bail
Des centaines d’ateliers retrouveraient alors leur vocation première.

INALIENALIBITE ou la TARTUFFERIE ETATIQUE

"Depuis le 23 octobre, le Ministre de la Culture a rendu officielle la demande d’un rapport à Jacques Rigaud sur, je cite, « l’aliénation des œuvres des collections publiques ». Christine Albanel y emploie l'expression : « faire respirer les collection publiques ». On retrouve la rhétorique classique qui consiste à employer des termes valorisants pour en réalité recouvrir exactement l’inverse de ce que l’on dit. On cherche rarement à faire respirer quelqu’un que l’on veut tuer..."

reprise de l'éditorial de la "Tribune de l'Art" (lien ci-contre).


11 novembre 2007

LA "CONTRE-LETTRE"

"Le 1er août dernier, le Président de la république et le premier ministre adressaient à la ministre de la culture et de la communication une «lettre de mission», indiquant les grandes lignes ( et nombre détails) sur ce qu’ils souhaitent voir mis en œuvre dans le domaine culturel.Outre sa forme, qui multiplie les injonctions, plusieurs éléments apparaissent particulièrement discutables dans cette missive.
**Professionnels, militants, acteurs de l’action culturelle, nous avons donc décidé de verser au débat public une «contre-lettre» citoyenne, dont la première version est volontairement basée sur une réécriture partielle de l’existante.
**Les modifications initiales sont en rouge.
**Les nouvelles propositions sont en bleu.
**Merci de vos commentaires et de vos propositions de modification.
**Vous pouvez également signer la contrelettre.
**A vos claviers !

*http://lacontrelettre.over-blog.com/

10 novembre 2007

ASSO LOI 1901. par R. Gaillot

"Qu'est-ce qu'une association "Loi de 1901" ?
Comment ça fonctionne ?
Le Rôle du C.A., du Bureau, du Président ?

Ce dernier peut-il prendre des décisions sans en référer au Bureau et en dehors du conseil d'administration ? Comme ce fut le cas, semble-t-il, à propos du positionnement d'Aron pendant la campagne présidentielle ?""...et ne supporte donc pas que quelques esprits grognons sous des prétextes spécieux veuillent me mettre sous tutelle."(Rapport moral du président de la MDA)Qui sont ces esprits grognons qui veulent encadrer l'grand chef ?Le conseil d'administration ?...C'est son rôle.

MAUVAIS DEPART, par PrASINO

On peut se faire un gentil petit blog où tourner en rond autour de quelques idées gentillettes. Le Webbe en est plein.
On peut servir la soupe aux uns ou aux autres. Pour se placer, pour se pousser. Y'en a aussi.
On peut se refiler des recettes de cuisines, les bons plans, tout ça. Tapez "peinture" sur Gogole, vous ne saurez où donner de la tête.

On peut, aussi, avoir des sujets à proposer. Vous en avez ? Des sujets, pas des râleries à propos des sujets en cours.

Faites voir !

8 novembre 2007

LIBRE PAROLE

MDA2008 propose aux artistes, surtout ceux qui ne bénéficient pas de la manne étatique, une libre parole pour qu’enfin nous fassions entendre nos voix.

Doit-on encore se taire face au marché de l’art actuel à trois vitesses ?
- Un « Art Contemporain » qui détient un monopole de fait officiel niant et méprisant notre réalité.
- Peintres, sculpteurs, graveurs, plasticiens … soit plus de 40 000 professionnels et cotisants dont 30% sont inscrits au RMI restent ignorés de la politique culturelle actuelle.
- Le grand marché noir de l’art : Pas moins de 80% de la production artistique actuelle déstabilisant ainsi un marché d’ores et déjà déséquilibré.

Lydie Van den Bussche

Artistes, soyez les auteurs et acteurs du blog MDA2008

Les articles ou chroniques concernant les arts plastiques dans la presse écrite aujourd’hui arrivent loin derrière les rubriques des chiens écrasés.
Ne parlons pas de la radio ou de la TV !

Lorsque les médias abordent le sujet « Arts Plastiques », ils étalent la méconnaissance de nos métiers. Les artistes doivent réagir et ne plus laisser uniquement les « bien-pensants » de la Culture le faire à leur place.

De nombreuses actions allant dans ce sens ont déjà vu le jour sur Internet, (consultez les liens vers d’autres blogs ou sites mis à votre disposition).

Ces forces vives n’ont cessé de marteler depuis des années leurs inquiétudes et leur désarroi face à un système et un marché sclérosés.
L’interaction entre ces blogs et sites devient indispensable afin que nos voix portent plus loin.

Lydie Van den Bussche

PREMIER

Ce titre premier n'est qu'un test.

On pourra tout dire ici, ce qui fâche et ce qui plaît sur "Messages Des Artistes".
L'anonymat est possible, bien sûr. Pas de censure, sauf en ce qui toucherait les choses classiques de notre chère Constitution (religion, couleur de peau, ... toutes ces sortes de choses, quoi). On se gardera de diffamer, bien évidemment.


D'autres sujets à venir ... mais vos propositions sont les bienvenues !
Envoyez-les à : mda2008@free.fr

 
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