STADE DUBAÏ
LE STADE DUBAÏ DE L’ART CONTEMPORAIN
par François DERIVERY et Claude Rédélé
La presse s’étend avec complaisance sur les prix atteints par l’art contemporain, mais elle est curieusement muette sur les relations, manifestement de plus en plus étroites, entre le marché de l’art et le marché financier. Le rôle très particulier de l’art contemporain en tant que produit de placement et de spéculation international fait l’objet d’un déni pudique.
En fait, pour la presse libérale, qui n’oublie jamais sa mission idéologique de conditionner le public, les prix atteints par l’art contemporain constituent moins un argument à charge qu’à décharge. Ces prix ne démontreraient en fin de compte que l’excellence de cet art et, paradoxalement — revanche de l’Art sur l’argent — sont appelés à renforcer le mythe d’une Création libre et désintéressée. Croyance qu’il est du reste vital d’entretenir dans une société bouchée, soumise au pragmatisme impitoyable du monde des affaires.
En apprenant qu’une œuvre de Jeff Koons s’est vendue 21 millions de dollars (« Hanging Heart ») la plupart des gens ne peuvent pas imaginer qu’une somme aussi énorme à leurs yeux en réalité ne représente rien — aucune substance artistique. Il en résulte que ces 21 millions de dollars, au lieu de casser la confiance, l’alimentent. Les gens trouvent certes la somme démesurée mais, précisément à cause de cela, ils sont tentés malgré tout de croire en la valeur artistique de l’objet concerné.
En réalité, l’évolution même des formes de l’art contemporain est liée à celle de sa fonction économique dans la société de marché. Et « l’Art » n’apparaît plus guère aujourd’hui que comme la justification idéologique et morale d’un nouveau type de produit financier.
... suite en suivant ce lien : STADE DUBAÏ ( document "PDF" )
23 commentaires:
Si vous souhaitez des renseignements supplémentaires sur l'auteur de ce texte, c'est ici :
http://www.ddp-art-group.com
Lydie
Démonstration très méchante de la bouffonerie de "l'art contemporain".
On rigole en se disant, "ouais, c'est pour les connards de super-riches, suis pas concerné..."
Sauf que la démo s'applique, aussi, au mode de fonctionnement de la politique, et de bien d'autres choses. Y compris à l'écologie avec quelques épouvantails gentiment gauchistes, façon José bové, mais en arrière-plan, les mêmes fonctionnements. Moins voyant parce que l'écologie ne rapporte pas (pas encore) autant de pognon, mais c'est en route : formatage des esprits, embrigademment des discours, etc.
Une remarquable et honnête synthèse qui vaut le détour !!...
Merci aux auteurs.
Il est une chose que tout amateur d'Art devrait faire régulièrement: aller voir les expositions organisées par les grandes maisons de vente.
D'abord, parce qu'on y voit des objets exceptionnels, convoités par les plus grands musées et collectionneurs et sélectionnés par des experts extrêmement compétents.
Surtout, parce que les étiquettes de prix qui accompagnent les oeuvres changent totalement la vision que l'on peut en avoir: plus c'est cher, plus c'est beau, évidemment. Il est très difficile d'échapper à cet écueil.
Comment faire? En exerçant son goût et son jugement, en prenant le temps d'apprécier sans tenir compte du bruit médiatique, en revenant aux fondamentaux de l'Art.
Pasino, vous parlez des "connards de super-riches", Serghei Litvin Manoliu propose une formulation plus élégante: les "vieux bébés riches" (http://d0010.org/contemporary-art-super-business/)...
L’art contemporain est à l’art ce que la bourse est à l’économie.
D’un côté, vous avez les PME, les artisans, les professions libérales, les salarié et les ouvriers qui sont le véritable tissus économique d’un pays, la partie ouvrière qui produit et qui génère des richesses et de l’autre la bourse qui est un casino où les riches capitalistes s’échangent des actions qui sont des concepts virtuels sans rapport avec le réel.
Il y a deux grands marchés de l’art :
Le marché des morts et celui des vivants.
Le marché des morts est le domaine privé des commissaires priseurs et des salles de ventes internationales qui ne s’interdisent pas, par ailleurs, de vendre aussi des artistes vivants quand il peuvent faire de bonnes affaires.
François Pinault est, depuis un certain temps déjà, le propriétaire de la société Christies à Londres, il n’hésite pas à acheter quelques milliers d’euros des œuvres sans valeur qu’il revend dans sa salle de ventes des centaines de milliers d’euros.
Voici, vous l’avouerez, une façon rapide et facile de faire fortune sans trop se fatiguer. Il faut et il suffit d’avoir accès au marché des gogos milliardaires qui achètent en confiance dans des endroits prestigieux sans laisser place au jugement critique.
La valeur d’un artiste mort est indexée, plus ou moins, au nombre d’œuvres qu’il a laissé. Mais de petits malins fabriquent sans cesse de nouvelles œuvres qui alimentent le marché des amateurs aveugles.
Dans le marché des vivants, il y a, comme pour le reste de l’économie, le marché des artistes qui produisent de l’art et le marché des artistes qui produisent des produits financiers.
Les marchés sont long à réagir.
Mais il existe de très nombreuses œuvres sans valeur qui traînent dans les caves des musées ; œuvres que les musées ont payé, en leur temps, au prix fort ! Effet de mode !
C’est vrai que les marchands d’art visent les portefeuilles des milliardaires et que, plus ce qu’il vendent est du n’importe quoi, plus ils sont maîtres du jeu car les artistes sont totalement esclaves de ces marchands. Esclaves couverts d’ors et d’éloges, certes, mais esclaves conscients, malgré tout, de leur vacuité.
Un maillon de la chaîne des marchés de l’art a disparu : l’expert !
Les experts ont tellement merdé et tellement magouillé qu’ils ont tué leur propre métier à force de tricheries et de mensonges.
Dommage !
Un bon expert peut servir les arts.
Mais les marchands voulaient leurs peaux !
Avouez que c’est quand même mieux du producteur au consommateur !
Attention, le marchand d’art, c’est le gros, celui qui vend des artistes côtés plusieurs millions d’euros, à ne pas confondre, malgré certaines similitudes, avec le galeriste.
Aujourd’hui, l’amateur d’art se retrouve seul face au galeriste.
L’expert …. ? Disparu !
Le client n’a qu’un critère : le prix !
Plus c’est cher mieux c’est …. Mais qui décide du prix ?
Le prix est fixé entre l’artiste et le galeriste.
Ce qui régule le prix, c’est la situation de la galerie et sa clientèle et la qualité de l’artiste qui est estimé par le galeriste en direct puisque c’est lui qui tient le magasin et qui va avoir à vendre les œuvres.
Plus tard, il peut se créer une clientèle sur l’artiste …
Les artistes qui se vendent en galerie sont plus nombreux dans le figuratif que dans le contemporain.
La clientèle des galeries fait plus attention à ce qu’elle achète que le milliardaire.
Mais il est faux de penser que l’art contemporain prédomine.
Les marchés ne réagissent pas au quart de tour !
Ce qui est certain c’est qu’en réaction à l’art du néant de très nombreux artistes reviennent à l’académisme et aux valeurs du travail et des techniques.
Le marché mirobolant de l’art contemporain risque fort de se comporter comme la bourse, un jour ou l’autre et de s’effondre sur lui-même et son propre vide !
Ce qui est certain, c’est que les artistes américains d’aujourd’hui retournent à l’école pour apprendre leur métiers et les techniques des anciens …. On ne construit rien de sérieux et de durable sur du baratin …. Un jour ou l’autre les vraies valeurs finissent par refaire surface.
Inventer, créer, fabriquer le nouvel art …. Oui …. Mais pas sur du sable mouvant !
Yfig
Maxime me fait penser à un exemple qui me semble particulièrement significatif et dont j'ai déjà parlé par ailleurs ....
Il y a un CE (Comité d'Entreprise) qui organise depuis plusieurs années des expositions au restaurant d'entreprise.
Il sélectionne des artistes amateurs inconnus (ou presque) et leur permet d'exposer pendant environ un mois.
Bien entendu, ça va du pire au meilleur.
Mais ce qui est certain, c'est qu'après plusieurs années de ce régime, les consommateurs ont fini par développer leur sens critiques et qu'ils ont affirmer leurs goûts propres pour tel ou tel style.
Ils ne sont pas encore experts, mais ils peuvent discuter et argumenter assez sérieusement.
Et puis ça leur a donné envie (pour bon nombre) de se documenter !
Ce qui est certain, et je rejoins Maxime cent pour cent, c'est que la pratique de l'art et le jugement ne peuvent se développer qu'au contact de l'art .... de toutes les formes et de tous les niveaux de compétences .... le pire n'est pas forcément l'ennemi du mieux ... sauf quand on les marchands ne proposent que le pire sans jamais proposer le mieux !!!!
C'est en voyant successivement de la merde et du bon que les clients du restaurant ont développé leur sens critique.
Je pense que tous les lieux publics devraient être obligés d'exposer des artistes inconnus (avec certains critères simples).
Ainsi, un maximum de personnes aurait vraiment la possibilité de se forger sa propre capacité de jugement.
Yfig
Question à Maxime :
C'est qui les experts extrêmement compétents ?
Yfig
J'ai donc pris la peine de relire plus attentivement l'article de François Derivery et Claude Rédélé.
Excellent article.
Les bulles sont effectivement destinées à crever un jour ou l'autre !
Les objets doivent trouver leur véritable valeur ou en approcher, pour le moins.
Quand vous trouvez, dans un vide grenier, un vieux phonographe des années 1900, vous lui trouvez du charme et il peut ou non s'insérer dans votre décor familier.
Et parfois, on passe sur des objets que d'autres apprécieront ....
Le problème, effectivement, c'est de se laisser imposer les choix des autres .... surtout quand leurs intentions ne sont pas sans arrière pensée.
Et pourtant ...... ne passons-nous pas le plus clair de notre temps à chercher à convaincre les autres que nos choix sont le meilleurs ?
Après tout, si un milliardaire est heureux d'acheter un bidet ... pourquoi lui refuser ce petit plaisir ?
Yfig
Le néo-libéralisme depuis les années 70 met évidemment le grappin sur tout ce qui produit de l'oseille. Ce n'est pas une spécificité du domaine artistique mais de la civilisation qui agonise. C'est tout le système qui est foutu, pourri et cassé, inutile de faire de belles et grandes phrases pour tenter de nous faire croire à un salut politique ou même économique. Ce n'est qu'en inventant (et/ou en imposant) une autre manière de vivre ensemble plus équilibrée que nous pourrons progresser. Ce sont les humains de "bonne volonté" qui se doivent d'attaquer ce problème. Et puis : le marché de l'art ne s'est toujours pas remis du "malentendu Duchamp", et certains artistes pas non plus, semble-t-il...
A nous d'inventer le "nouveau monde" ... si la planète ne ... se casse pas en deux avant !!! A vrai dire, personnellement je n'ai guère de solutions et je suis même CARRÉMENT pessimiste.
Yfig,
vous me demandez qui sont les "experts extrêmement compétents".
Je parle des responsables de départements et de leurs assistants dans les grandes maisons de vente. Discutez avec eux, vous verrez que ce sont de vrais passionnés, cultivés et compétents.
Christie's et Sotheby's ont les moyens - financiers - d'attirer les meilleurs. C'est simple.
Vous dîtes qu'aujourd'hui les experts ont disparu des galeries, qu'il ne reste plus que d'avides vendeurs. Eh bien je crois que c'est une des raisons du succès des maisons de vente : votre interlocuteur avant la vente n'est pas un commercial, c'est un expert digne de ce nom, qui peut vous guider dans vos choix mais pas vous forcer à acheter.
Le jour de la vente, vous êtes le seul à décider si vous voulez enchérir ou non. Personne ne vous force la main.
Je ne crois pas à la thèse du pauvre visiteur sans défense (entendez par là sans connaissance ni goût aucun pour l'art) seul face au galeriste et donc face aux pires arnaques. Depuis Bourdieu (milieu des années 60, donc) on sait que, malheureusement, le goût et l'accès à la culture sont intimement liés au niveau social et au niveau d'études. Rares sont les personnes ignorantes du monde de l'art qui osent pousser les portes d'un musée même pour une exposition à fort tapage médiatique... Alors comment croire qu’elles iraient arpenter les rues de Seine, Vieille du Temple ou Louise Weiss en quête d’un coup de cœur à s’offrir ?!!
Coup de chapeau à François Derivery et Claude Rédélé pour leur dossier. Leur analyse, tant historique que politique et esthétique, est du plus grand intérêt. Elle révèle de façon claire toute une réalité qui a été savamment orchestrée de main de maître, pourrait-on dire, non sans humour ! Leur contribution magistrale ne peut qu’encourager les dissidents en les aidant à comprendre le pourquoi de l’art contemporain accrédité. A lire et à relire, donc !
François Derivery et Claude Rédélé parlent de la revanche de l'Art sur l'argent.
Pasino dit : "l'écologie ne rapporte pas (pas encore)".
Anonyme fait une sorte de lapsus révélateur : "Les artistes qui se vendent en galerie sont plus nombreux dans le figuratif que dans le contemporain" : superbe !
Gromatou est "pessimiste".
Attention, Messieurs : Maxime est en ligne ! Maxime Coupez se déchaîne ! Il est prêt à tout ! Il démonte les idées reçues ! Il s'exprime, le mineur ! Et ce n'est pas de son âge que je parle, mais de ses hautes études, du fait qu'il brille sur http//:d0010.org ... Et il signe de son vrai nom, lui, toujours et partout ! Maxime, le blogueur d'élite ! Lisez-le ! Vous comprendrez...
Corine,
vous avez tout à fait raison: franchir les portes d'une galerie d'art n'est pas un geste anodin. Cela demande une certaine confiance en soi, en sa "culture", en ses goûts...
Je ne mets pas en doute la grande qualité des relations qui peuvent exister entre un galeriste et un collectionneur. Je dis simplement que l'acte d'acheter aux enchères n'a rien à voir avec celui d'acheter dans une galerie.
C'est précisément parce que la galerie a quelque chose d'impressionnant (de sacré?) que les nouveaux acheteurs d'Art contemporain (des milliardaires souvent incultes et en quête de reconnaissance sociale) préfèrent généralement les maisons de vente. A la limite, ils peuvent se présenter le jour de la vente, enchérir et repartir avec les lots achetés.
Ce que les médias retiendront alors, ce ne seront pas leurs choix esthétiques, mais plutôt les quantités d'argent qu'ils auront déboursées.
je suis d'accord avec Maxime Coupez; il y a des choses valables et des experts qui savent leur métier même dans les maisons de vente.Et Corine Girieux n'a pas tort quand elle ne croit pas au pauvre visiteur sans défense.
Je me hérisse par contre quand je lis chez Anonyme "Je pense que tous les lieux publics devraient être OBLIGES d'exposer des artistes inconnus (avec certains critères simples)."
Et me désole quand je vois Gromatou CARREMENT pessimiste sur l'avenir de ce monde de l'art.
C'est vrai qu'il est pourri (en grande partie) et cassé. Mais nous voyons les réactions arriver, un autre marché qui timidement se lève.Le retour du dessin, avec lequel on ne peut tricher en est la preuve.
Pour cette sortie du dessin, D0010 est un vrai et bon tremplin avec des artistes valables arrivés et non connus. Des blogs se mobilisent et les conversations sont souvent intéressantes.
Alors, c'est aux artistes, aux galeries qui y croient et à nous, amateurs ou collectionneurs de se mobiliser; le monde c'est nous, le "super art business" a toujours existé et n'est pas inébranlable.
Alors bravo,et continuons.
Il ne faut surtout pas prendre au pied de la lettre « Anonyme » - Yfig, en fait – qui est un provocateur genre "je suis sale, je sens mauvais et ça me plaît", qui la joue "gros dégueulasse".
Sa proposition est imbécile, tout simplement. Pas la peine de s’y arrêter.
Je suis allé visiter « D0010 » mais pas convaincu du tout.
Bien trop bavard, et puis comparer un dessin d’Andrea del Sarto avec n’importe quel gribouillis d’un de nos contemporains est peu léger, et surtout ne prouve rien du tout. Les dessins de Del Sarto sont rares, par force. Moi, j’ai des tiroirs pleins de mes dessins, et pas mal de mes confrères sont dans le même cas. Je ne pourrais guère que les vendre au poids, et encore. Dans quelques siècles ?
Merci de ta réponse, Maxime.
Je pense que les experts des salles de ventes ne sont rien d'autres que des escrocs formés à hammeçonner les riches pigeons qui roucoulent et font les paons dans ces lieux d'escroquerie.
L'histoire la plus amusante que je connaisse sur les salles des ventes, c'est celle d'un artiste un peu connu par chez nous.
Pas connu pour son art, non, connu pour avoir tenté de faire monter sa côte ... qui y a réussi et s'en est mordu les doigts !
Il avait demandé à sa belle fille et l'un de ses gendres de surenchérir .... ils l'ont fait, mais sans concurrence ... il sont donc acheté à prix d'or le tableau que l'artiste a fini par payer lui-même et le fisc lui a cherché des poux ... à cause de sa côte !!!
Pour cent personnes qui franchissent la porte d'une galerie ... combien achètent ?
Et la plupart reculent devant les prix !
Ils veulent des tableaux assortis à leurs rideaux qui soient si possible à l'huile sur une toile "figurative", j'insiste, de petit ou moyen format et qui ne coûte pas plus de 60 ou 80 euros.
Ce qui fait la fortune des magasins de galeries d'hyper marchés qui vendnet des merdes réalisées à l'aide de tables traçantes sur des toiles de coton de mauvaise qualité qui ne dureront pas plus de 3 ou 4 ans mais qui répondent à tous les critères.
On retrouvera la toile trouées dans une poubelle.
C'est ça l'état de l'art aujourd'hui.
Un tableau qu'on achète pour se faire plaisir et éviter de s'acheter un gâteau dans une boulangerie à cause du régime de mémère !
Sergei est charmant.
Paule de Vigneral se hérisse et oppose son angélime au réalisme cru !
Les tableaux de qualité ont encore de beaux jours et attirent un nombreux public !
http://img47.xooimage.com/files/d/9/9/expo-woippy_0001-8797c9.jpg
Yfig
http://artscad.com/@/Yfig
"L'art de supermarché" a toujours existé ( les chromos, les images pieuses, les gravures vendues par les colporteurs...), ce n'est pas le problème, ni non plus celui du public des "artistes".
Candide,
merci pour les compliments: ils me vont droit au coeur...
Pourquoi ne postez-vous pas un commentaire (bien argumenté) directement sur d0010.org? J'y répondrai avec un plaisir immense.
Je vous attends...
Bravo à Candide pour le choix de son pseudo !!!!!
Aujourd'hui, un artiste qui a du succès vend des posters ! 20 par internet !
Mais ce n'est pas le problème des artistes, pas plus que les copies venant de Chine en masse ....
non ! les artistes, les vrais crèvent dans la misère .... tous ceux qui vivent de leur art sont des charlatans !
C'est plus candide, c'est Charlot joue dans Zorro le rôle principal de Zéro !
Comment voulez-vous qu'on prennent les artistes au sérieux si eux mêmes se comportent comme des naïfs prématurés et séniles à la fois ! ?
Il n'y a plus d'émulation !
Les arts sont totalement phagocités par quelques individus qui ont l'oreille et la bouche du ministère de la culture et des richissimes revendeurs d'art-souille !
Avec la crise, l'art va devenir encore plus superflu et les protégés encore plus près du cercle des puissants ....
Je crois que je vais me convertir dans la biloute à frites !
http://www.artclair.com/e-docs/00/00/EE/B3/document_article.php
Merci, Maxime pour l'invitation .... mais je ne sais pas par où commencer tant il y a à dire .....
Yfig
J'ai perdu un mot en cours de route, il fallait lire :
20 euros par internet !
C'est fous le nombre d'artistes qui envisagent de se convertir à la frite !
Je n'ai toujours pas compris pourquoi Paule de Vigneral se hérisse à l'idée d'exposer des artistes inconnus dans des lieux publics ?????????
D'ailleurs ça se fait déjà pour des artisses connus ......
A moins que les lieux publics soient trop bien pour des inconnus ! ?
Yfig
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